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Mercredi ! École buissonnière

Larguez les amarres ! Vogue la galère !

Le peuple a parlé, même si les populations veillent voire restent vigilantes, sans exercer à proprement parler un contre-pouvoir, sauf en cas extrême… le pays jusqu’au terme du quinquennat en cours fonctionnera sous l’autorité des responsables actuels, chacun de ceux-ci dans la fonction respective que les électeurs lui ont confiée.
Dans le même esprit il faut conclure que si les électeurs ont renvoyé à la prochaine échéance un éventuel rendez-vous avec les candidats recalés lors des dernières sessions, le système ne prive pas de rôle pour autant les non admis à siéger. Le rôle d’opposant jouit d’une liberté d’exercice. S’il n’a aucun pouvoir reconnu, par la sagesse d’exercer sa fonction dans le respect du système républicain l’opposant peut conquérir une grande influence lui octroyant la noblesse d’une autorité morale. Malheureusement l’opposition ne se résout pas toujours à s’astreindre à cette règle du jeu démocratique dans lequel elle sert de  balise contre les possibles dérives du pouvoir. À la moindre occasion qu’elle pense propice c’est elle qui tend à rompre les barrières, jusqu’à créer des situations exorbitantes du droit : état d’exception v/s initiatives hors limite de la loi.
L’exercice de toute activité politique repose sur la présomption d’une motivation citoyenne et patriote, ce qui devrait se vérifier par le comportement de  chacun accordant supériorité à la stabilité des institutions en rapport au désir acharné plus qu’il ne faut de procéder à une alternance au pouvoir. De cette considération autant l’exercice du pouvoir nécessite une révision du comportement de ceux qui en assument la responsabilité, autant il est indispensable de procéder à une révolution de l’esprit et de la méthode du rôle d’opposant. Simple vision de l’idéal. Sans vouloir se prononcer sur les débats autour de la loi concernant le statut de l’opposition, on s’interroge si l’on n’est pas en train de rater une fois encore une occasion : serait-ce en raison d’une avidité sans borne d’une majorité manifestant un excès de frilosité, ou à cause d’incorrections dénotant une avidité similaire de l’opposition ne suscitant en réponse que mesquinerie pour la sauvegarde des institutions ? La stabilité repose ici non sur un esprit des lois mais sur un rapport de forces, ce qui toute considération faite la rend aléatoire. La sagesse conseille évidemment de ne pas laisser la stabilité à la merci d’une élévation d’esprit qui n’est pas pour l’instant.

Un vrai partage des rôles

Les conditions sont remplies du moins au niveau des communes pour le fonctionnement d’une décentralisation effective. Certes nombreux détails nécessitent encore des éclaircissements voire des mises au point et méritent en même temps de faire l’objet de communication à l’adresse du public. Les fonctionnaires territoriaux constituent l’ossature qui assure la continuité de la collectivité (commune ou région) à laquelle ils sont attachés. Dans ce sens, autant que doivent l’être les agents de la fonction publique nationale dans leur rôle, les fonctionnaires territoriaux sont tenus à une neutralité politique dans l’exercice de la fonction à laquelle les autorités locales les affectent. Il leur arrive en certaines circonstances de connaître mieux que les élus les arcanes des procédures, dans ce sens ils sont les garants de la conformité à la loi du fonctionnement de leur collectivité même si les élus et les collaborateurs de ceux-ci constituent l’équipe des décideurs. Tout se passe à l’image du schéma en application dans l’administration centrale. Se posent naturellement les problèmes des rapports dans des activités qui appellent à une collaboration étroite entre les représentants de l’administration centrale et les agents des administrations territoriales. La question se fait d’autant plus délicate quand les uns comme les autres traitent avec la population, police nationale et police communale illustrent bien les questions sur lesquelles butent les gens au quotidien. Ignorant les pouvoirs exacts attribués à la police municipale la population tend à croire que les agents municipaux disposent de moins d’autorité et leur accordent moins de considération qu’aux agents de la police nationale. Sans doute que la population une fois mieux informée du rôle respectif de ces deux corps, se résoudra à mieux appliquer les instructions émanant des uns et des autres et que la police municipale contribuera de façon plus efficace autant à rendre plus fluide la circulation qu’à renforcer la sécurité.

Oser l’horreur

Quelle horreur que l’idée de systématiser un flicage de tous les recoins de l’espace public. À l’opposé quelle horreur d’avoir à reconnaître la tristesse du niveau de mentalité en bien des domaines. Il semble de plus en plus évident que l’on ne parviendrait à relever le niveau de celle-ci sans fliquer et sanctionner les débordements. Une police pour veiller à l’hygiène semble extrême, pourtant apparait indispensable pour la sauvegarde de la propreté et de la dignité de la cité. Les utilisations des technologies modernes dans bien d’autres pays parviennent au même point. À tout moment tenez vous à carreaux une caméra discrète filme en permanence. Si nous n’en avons pas les moyens nous disposons de toute une jeunesse en mal d’emploi qui n’attend qu’à être sensibilisée à la vertu d’une telle mission : avoir à répandre l’importance des valeurs à respecter les mesures d’hygiène, à en surveiller l’application et au besoin à en sanctionner les manquements. Création d’emplois utiles en perspective, assainissement de l’atmosphère, élévation de la mentalité.


Léo Raz

 

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