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Adoption de la LFI : le Sim demande une rencontre d’urgence avec le Gouvernement

Adoption de la LFI : le Sim demande une rencontre d’urgence avec le Gouvernement

Les députés n’ont retouché, samedi, qu’une seule disposition du Projet de Loi de finances pour 2020, lors de son adoption. L’amendement consistait à maintenir à 10% le droit de douane sur l’importation de bondillons de savons si le projet de loi prévoyait une hausse de 10% de plus, soit 20%. Selon le Syndicat des industries de Madagascar (Sim), cette décision viole les accords conclus entre le Gouvernement et le secteur privé. A ce sujet, le syndicat demande une rencontre d’urgence avec le Gouvernement.

«Les députés n’ont pas pris en compte les négociations entre le secteur privé et le Gou­ver­nement avant d’adopter le projet de Loi de finances pour 2020, samedi», a déclaré Has­sim Amiraly, président du Sim hier, lors de la 5e édition du Salon de la recherche au service de l’économie et de l’emploi.

«Nous avons passé beaucoup de temps à en discuter. Ces négociations étaient d’une importance capitale étant don­né qu’il s’agit d’un appui à la promotion des industries locales», a-t-il indiqué avant d’ajouter que «La création d’emploi est vitale à Madagascar et les producteurs locaux de­vrai­ent être priorisés».

Cela fait des années que les producteurs de savons locaux ont revendiqué l’application de ce droit de douane à l’importation des bondillons à un taux de 20%. Depuis 2011 et presque chaque année, les savonniers locaux ont dénoncé le fait qu’avec des droits de douanes à 10%, les importateurs de bondillons sont privilégiés au détriment des producteurs locaux qui importent des matières premières. Ils estiment que ce genre de mesure favorisant les importations, tue l’économie et rend impossible une quelconque émergence économique.

Les importateurs de bondillons de savons ont déjà fait entendre leur voix en affirmant que la hausse de 10% du droit de douane entraînerait une augmentation des prix du savon. Donc, des répercussions di­rectes sur la vie quotidienne de la population, seront inévitables.

Lobbying ?

La balle est actuellement dans le camp des parlementaires. Les députés ont affiché leur position en maintenant ce droit de douane sur l’importation de bondillons de savons à 10%. « Nous espérons qu’au niveau du Sénat, le sujet sera discuté. Nous avons demandé une réunion d’urgence avec le Gouvernement pour analyser de près la situation », a souligné Hassim Amiraly.

Questionné sur les prochaines actions du syndicat face à cette situation, cet opérateur a répondu : « Si c’est pour développer les industries, oui nous faisons des lobbyings. Nous en tant qu’opérateurs privés, avons comme objectifs de développer la production et de créer des emplois notamment pour les jeunes ainsi que de donner des opportunités aux producteurs locaux ».

« Nous avons l’ambition de transformer les matières premières locales au bénéfice des producteurs locaux… Don­nons-nous la main pour le dé­veloppement de l’industrie malgache », a conclu le président du Sim.

Arh.

 

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