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Madagascar il y a 100 ans

Abraham Schrameck-Pacha, Gouverneur de Madagascar et dépendances (6)

 

(Suite.)

Il est impossible de calculer le nombre des victimes qu’elle fit ; ce qui est certain, c’est que sur les Hauts Plateaux, où la température est basse, sujette à de grandes variations en quelques heures, où les indigènes sont peu résistants, mal vêtus, fatigués par deux années de famine, entassés à plusieurs dans une même chambre, les ravages seront considérables et dépasseront certainement dix pour cent de la population totale.

En résumé

Madagascar peut produire des quantités considérables, et à bas prix du riz, pois du Cap, haricots, farine de banane, etc., en un mot, des quantités de produits alimentaires de première nécessité pour la métropole, mais à la condition que cette Colonie ne soit pas gouvernée par un fonctionnaire agité, prétentieux et incapable, et à condition que les colons français aient enfin dans l’administration du pays le rôle qui leur convient.

Il est à peine concevable qu’en l’année 1919, une colonie française n’ait non seulement ni députés, ni sénateurs, ni conseil général, mais pas même de membres élus au conseil d’administration et qu’elle soit soumise complètement à l’arbitraire le plus absolu d’un ex-directeur de prisons, sans capacités spéciales, et que les colons installés depuis 35 ans dans le pays n’aient pas même le droit de se faire entendre pour éviter les gaspillages et faire prendre les mesures utiles à la bonne gestion du pays.

Le minimum qu’il est indispensable de donner à Madagascar est un organe émané des colons par élection, organe inspiré des délégations financières d’Algérie.

Jusqu’à ce jour, l’Administration de Madagascar a été, sauf de rares exceptions, tellement incohérente, arbitraire et vexatoire, qu’après vingt-cinq ans d’existence, il n’existe pas quinze cents Français d’Europe dans tout Madagascar, en dehors des fonctionnaires et militaires alors que dès le début, en 1897, deux ans après la conquête, il en existait plus du double.

Le rapport ci-dessus a été transmis à M.M. les Ministres des Colonies et des Finances.

L’auteur de cet article en prend la responsabilité entière.

Un Vieux Malgache.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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