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Ça matche

Ça matche

La violence du message exprimé par le scandaleux taux de participation aux élections dit la fureur autant que le désarroi de la population. Elle se sait concernée par la chose publique, mais le mode pratiqué pour trai­ter les affaires ne lui sied pas, pas plus que ne lui plaisent les bilans moins que médiocres. L’accu­mulation de constats du genre a eu raison de la bon­homie de la population, passant d’un extrême à l’autre elle s’est résolue à opposer résistance manifestée par l’inertie : snober les urnes. Ça aurait pu être le con­traire : par des votes massifs la population aurait inversé le sens des gouvernances. Que nenni ! Elle n’a rien obtenu en retour  alors qu’elle n’a que trop rempli de bulletins les urnes. Les 99% d’antan n’ont pas toujours été du flan, souvent les experts ès fraude n’avaient ni à bourrer les urnes ni à maquiller les p.v. pour obtenir des résultats dignes de toutes les suspicions.

À la mobilisation «aux urnes citoyens !», sans en être ravi ni avoir le sourire aux lèvres le peuple répond par un pied-de-nez. Les acteurs politiques des précédentes classes (jeunes et vieux tous âges confondus) pour se défausser de leur responsabilité ont évacué les causes de cette fâcherie sur le dos d’une nébuleuse inimitié clivante, et créé en ce sens  une inutile unité budgétivore pour œuvrer en faveur d’une fumeuse «réconciliation nationale».

Les nouveaux venus dans l’arène politique, personnalités connues ou moins, vierges de reproche, ont vite fait de décrypter le sens de la bouderie. Discours, pro­­­jets, maquettes,  ne suffisent à faire baisser la garde, seules des actions aboutissant à des résultats palpables produisant effets sur le quotidien, augmentant le volume de riz dans l’assiette,  parviendraient à convaincre la population à se réconcilier avec la politique. Ça matche ! Du moins avec les «primo-élus». Reste à donner à ces responsables d’un nouveau genre  le temps de produire des résultats.

Léon Razafitrimo   

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