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Madagascar il y a 100 ans

Abraham Schrameck-Pacha, Gouverneur de Madagascar et dépendances (5)

 

(Suite.)

Malgré son grade administratif ne lui donnant droit qu’à voyager en seconde classe sur Messageries Maritimes et bien que de nombreux fonctionnaires et colons ayant le droit de voyager en première, soient embouteillés à Madagascar par manque de place sur Cordillière, Rogliano a obtenu une réquisition de première classe.

Qui remboursera à la Colonie de Madagascar la différence de prix de passage, non négligeable entre les premières et secondes classes ?

Il y aurait une ample moisson à faire pour des Inspecteurs des colonies qui ne se borneraient pas à vérifier l’exactitude des factures jointes à l’appui des dépenses et qui rechercheraient si telles dépenses représentent quelque utilité, par exemple si les dépenses somptuaires de la résidence de Mahazoarivo avaient la moindre utilité ; si le stationnement du Sidon des Messageries Maritimes en rade de Tamatave pendant plusieurs jours, en avril 1919, n’a pas eu d’autre raison que l’état légèrement houleux de la mer, alors que Schrameck-Pacha ne voulait embarquer pour se rendre en tournée que par calme plat et qu’il se faisait téléphoner chaque jour par l’Administrateur de Tamatave l’état de la mer ; s’il était utile que Schrameck embarque une grande quantité de bourjanes porteurs à Tamatave, alors qu’il en aurait trouvé sur place, dans la contrée où il se rendait, et mille autres gaspillages semblables.

La grippe espagnole

Mais le plus bel exploit de Schrameck a été sa négligence à prendre et à faire exécuter des mesures contre la grippe espagnole.

Jusqu’en avril 1919, Madagascar avait été en dehors de cette redoutable épidémie. Sa protection était facile puisque c’est une île et que les bateaux venant d’Europe ne touchent, en règle presque générale, que les trois ports de Majunga, Diégoet Tamatave, où il existe des lazarets.

Or, plusieurs navires rapatriant des troupes de France, notamment la Ville d’Oran et la Madona, navires sur lesquels il y avait eu de nombreux décès, ont été admis en libre pratique, en sorte qu’à ce jour la grippe espagnole, qui a commencé à Diégo, s’est vite répandue dans tout Madagascar avec une grande violence.

(À suivre.)

Un Vieux Malgache.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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