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Marché du bio : des opportunités à saisir pour les opérateurs malgaches

Marché du bio : des opportunités à saisir pour les opérateurs malgaches

 

La part de Madagascar sur le marché mondial du bio est encore inférieure à 0,1%. Toutefois, la Grande île dispose de tous les atouts pour développer cette filière en pleine croissance. La première édition du salon dédié aux produits biologiques a ouvert ses portes hier, au village Voara Andohatapenaka, pour promouvoir la filière bio malgache.

Avec 64 000 hectares de terres agricoles dé­diées à l’agriculture biologique ou en conversion et 22 000 producteurs bio à Madagascar, l’essor de l’agriculture biologique reste encore timide dans la Gran­de île. Cependant, la filière bio a un avenir prometteur dans le pays, selon le constat des opérateurs économiques et des Partenaires techniques et financiers (PTF).

A coup sûr, la première édition du Salon international du bio et du naturel à Mada­gascar ou « Salon biolojika » organisé par le Syn­dicat malgache de l’agriculture biologique (Symabio) et le ministère de l’Agriculture, l’élevage et la pêche (Maep), depuis hier jusqu’au 30 novembre, au village Voara Andohata­pe­na­ka, apportera un nouveau souffle à ce secteur. 60 stands exposent des produits bio made in Madagascar.

Au niveau mondial, le marché bio est en plein boom grâce à des consommateurs en quête du bien-être et plus sensibles au respect de l’environnement. D’après les statistiques révélées par Konrad Sternisko, chef de coopération auprès de l’ambassade d’Alle­magne à Madagascar, le marché mondial est estimé à 100 milliards de dollars par an. Il augmente de 10% chaque année.

Pour le cas de Madagas­car, le pays se trouve actuellement au 18e rang mondial, au nombre de producteurs biologiques. Par contre, il occupe seulement le 64e rang en mesurant la superficie réservée à la culture biologique. Et, la part du marché global de la Grande île reste inférieure à 0,1%.

Opportunités

Malgré ces chiffres, Mada­gascar a tous les atouts pour percer le marché mondial. Actuellement, l’agriculture biologique constitue une importante source d’entrée de devises pour le pays. La filière a rapporté près de 55 millions d’euros à Mada­gas­car, contre 23 millions d’euros en 2012.

D’après le constat de Konrad Sternisko à l’occasion d’un déplacement dans le Sud-est, « La plupart des plantations dans cette partie de l’île sont déjà bio, il suffit de les certifier. Très peu de producteurs utilisent des produits chimiques pour la fertilisation ou pour lutter contre les maladies ».

A ce sujet, Lucien Ranari­velo, ministre de l’Agricul­ture, reconnaît que le coût de la « certification bio » est encore onéreux pour une grande partie des producteurs malgaches. D’autant que l’Eco­cert est le seul organisme de contrôle et de certification des produits biologiques à Mada­gascar.

« Nous prévoyons d’accompagner les producteurs dans la certification de leurs produits. D’autant que la loi sur l’agriculture biologique devrait être adoptée prochainement au niveau du Parlement ». A ce propos, la loi sur l’agriculture biologique a été présentée en Conseil des ministres hier.

Riana R.

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