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Madagascar il y a 100 ans

Abraham Schrameck-Pacha, Gouverneur de Madagascar et dépendances (4)

 

(Suite.)

Les membres de la conférence économique, tous vieux colons qui ont vu les gaspillages insensés du chemin de fer et des routes, ne veulent pas avoir à supporter l’intérêt de 5 à 6 % d’un emprunt dont plus de la moitié sera gaspillée s’ils ne contrôlent pas, en sorte qu’ils sauront un intérêt de 10 à 12 % à payer sur la valeur réelle des travaux qui seront accomplis.

Schrameck, à l’annonce de cette délibération, reproche violemment au Secrétaire Général Guyon, qui avait présidé la séance, d’avoir laissé passer une telle motion et, dans le discours de clôture, déclare rageusement qu’il ne peut admettre un tel contrôle, qu’il a la responsabilité de l’administration de Madagascar et que seul il doit avoir la disposition des fonds.

Dans ces conditions, un Délégué, après en avoir conféré avec plusieurs de ses collègues, a envoyé au Ministre des Finances et des Colonies une protestation énergique contre tout emprunt qui serait contracté pour la colonie de Madagascar avant que cet organe de contrôle des Colonies, réclamé à l’unanimité par la conférence économique, soit créé.

Si on ne veut pas ruiner Madagascar, il est indispensable qu’un contrôle de tous les instants soit opéré sur l’emploi des fonds de l’emprunt et un contrôle efficace ne peut émaner que des colons.

Le simple bon sens indique d’ailleurs qu’un emprunt de cette importance qui sera émis par tranches successives reparties sur 25 ou 30 années, c’est-à-dire sera employé par 8 ou 10 gouverneurs successifs en admettant une moyenne de durée de fonctions de trois ans par gouverneur, donnera lieu à des gaspillages sans nomsi une unité de direction ne préside à son emploi, unité de direction que seul un organe permanent, émané des colons et non lié au sort des gouverneurs successifs, peut donner.

Schrameck et la légalité

Ce contrôle est d’autant plus indispensable que Schrameck se soucie assez peu de la légalité et des finances de Madagascar lorsqu’il s’agit de favoriser des amis. Tel est le cas concernant le jeune Rogliano, son secrétaire particulier, qui a été auprès du Ministre des Colonies par vapeur Cordillière, fin février 1919.

(À suivre.)

Un Vieux Malgache.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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