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Chronique: message clair

Le faible, très faible niveau de participation aux municipales et communales sur tout le territoire oblige à considérer les résultats non par commune mais à l’échelle de tout le territoire. Ambiance uniforme autant que trompeuse. Ce ne sont pas les résultats qui ont plombé l’ambiance, à l’avance sans que personne n’en ait pris compte un climat délétère a piégé la tenue de ces élections.

Une fois encore la population a rappelé son divorce d’avec la politique. Elle a sinon perdu la foi en la politique, tel chat échaudé craignant l’eau froide, elle rechigne à faire confiance même à une nouvelle classe d’acteurs politiques.

Facile pour les «Volontaires du Rabibochage» de se donner mission à réconcilier des populations manifestant peut-être parfois des relations empreintes de tiédeur mais qui ne cultivent aucun conflit à régler, plutôt qu’à réconcilier le peuple avec la chose politique. La réconciliation nationale telle que l’on l’entreprend relève sinon d’une monstrueuse escroquerie du moins d’une coupable digression, pour ne pas en rajouter à une situation dramatique le moins que l’on puisse faire est de le reconnaître et enfin d’en arrêter les frais.
Actuellement on ne dispose d’aucune formule qui mieux que le régime de république et que le système de démocratie représentative prêterait possibilité de relever le pays. Aussi c’est dans ce contexte que les responsables en poste, ceux du pouvoir central et les autorités des collectivités décentralisées, ont obligation de réussir ce qu’ils ont promis, en effectuant les programmes établis pour atteindre les objectifs annoncés. Pour plus de précision on serait même conduit à remplacer «contrat de résultat»  par l’expression  directe, «obligation de réussite».
La bouderie actuelle d’une population snobant la politique tout en manifestant un attachement à la démocratie ne saurait durer, peut-être même que l’actuel quinquennat représente la dernière période de chance. On sait l’épreuve encore plus difficile si l’on doit gouverner en ayant à surmonter l’inertie et le désintérêt de la population voire sa mauvaise volonté manifeste. Les escarmouches qui ont freiné le démarrage du chantier «Tanà-Masoandro» à Ambohitrimanjaka parlent suffisamment des excès des réactions et de l’exploitation que certains peuvent en faire. La communication occupe un rôle majeur pour peser de son influence sur les conditions de réussite. Plutôt qu’à se saigner pour une «Réconciliation Nationale» qui n’a pas lieu d’être, opter de dispenser à la population : le sens de la démocratie, les obligations qui sont les siennes et les moyens dont elle dispose en toute légalité. Des risques ? En tout domaine trouver le point idéal d’équilibre fait partie de la science de gouverner.

Léo Raz   

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