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Chronique :lectures et relectures

Autrefois les jeunes lisaient. Aujourd’hui, ils ne lisent plus. Si les anciens jeunes d’hier sont les aînés d’aujourd’hui, les jeunes d’aujourd’hui doivent être entourés d’adultes exemplaires, toujours un livre dans leur sac pour occuper leurs rares moments d’inactivité et privilégiant à tout autre loisir la lecture d’un livre intelligent. Les anciens jeunes sont bien les aînés d’aujourd’hui et même s’ils ne veulent pas l’admettre, ils ressemblent à s’y méprendre à cette jeunesse qu’ils fustigent avec une remarquable mauvaise foi. Les uns comme les autres vivent avec leur temps qui se décline au rythme des codes wifi et des informations vitales transmises sur les réseaux sociaux. Et ces informations, il faut les lire.

Les anciens jeunes lisaient sans doute plus de littérature classique et sans doute plus de livres que leurs enfants. Et pour cause : on édite peu de livres en malgache et l’enseignement de la littérature écrite ou traduite en français s’est réduit comme peau de chagrin. Le français est désormais une langue de communication plus qu’une langue de culture. Après tout, pour vivre, a-t-on réellement besoin d’avoir lu les Essais de Montaigne ou de réciter « Mignonne, allons voir si la rose… » ? A l’évidence, on peut vivre et prospérer sans connaître les grandes œuvres de la Renaissance française.  Si cette désaffection pour le modèle européen des humanités permettait à la culture malgache de s’épanouir dans les écoles, il n’y aurait rien à redire au choix des anciens jeunes qui ont élaboré les programmes scolaires. Hélas…

Anciens jeunes qui avez étudié la Renaissance au lycée, relisez donc Luther qui dans ses Correspondances écrivait «Ce qui fait la prospérité d’une ville, ce n’est pas seulement qu’on bâtisse de fortes murailles, qu’on y élève de belles maisons, qu’on y fabrique des armes brillantes. Le bien véritable d’une ville, son salut et sa force, c’est d’avoir beaucoup de citoyens savants, cultivés, honnêtes et bien élevés».

 

KembaRanavela

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