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Informations sur les crédits : un Bic comme outil d’aide aux prêteurs

Informations sur les crédits : un Bic comme outil d’aide aux prêteurs

La Banky foiben’i Madagasikara (BFM), avec l’appui technique et financier de la Banque mondiale et de la Société financière internationale (IFC), a mis officiellement en place au mois de janvier, le premier Bureau d’information sur le crédit (Bic) à Madagascar.

Cette structure, en complémentarité à la Cen­trale des risques (CDR), réduit les coûts des risques pour les prêteurs et dans la finalité, améliore l’accès aux crédits dans la mesure où moins de 3 % de la population ont accès aux crédits bancaires sur les 10% des Malgaches qui possèdent un compte de dé­pôt.

Oscar Madeddu, expert IFC dans le domaine des Cré­dits Bureaux, a expliqué l’efficacité de la mise en place d’une telle structure à Mada­gascar. « En réalité, les banques ne veulent pas partager leurs données. Mais dans le monde entier, les lois prévoient que les entités supervisées partagent obligatoirement les données avec les Bic et surtout qu’elles consultent les Bic avant d’accorder un prêt. C’est déterminant pour contrôler les risques systémiques du pays », a-t-il souligné.

Selon cet expert, un Bic aide à augmenter le volume de crédit en circulation, diminuer les mauvaises créances et diminuer radicalement les coûts d’octroi des prêts. « Avec les Bic, on peut passer immédiatement à l’automatisation de 70 à 80 % des demandes de prêts. Les banques et IMF peuvent ainsi donner un prêt assez conséquent pour un coût moindre », a-t-il noté, puisque « Chaque mois, le Bic doit envoyer au régulateur des statistiques qui sont compilées sur les données qu’il reçoit pour aider et supporter la banque centrale dans sa mission de contrôleur de système ».

Bic à Madagascar

« Nous avons fait la même chose dans 80 pays dans le monde, avec le programme en 15 ans. Et les expériences effectuées ont démontré que les Crédits bureaux ont fait augmenter la possibilité d’accès aux crédits », a-t-il indiqué. Et aujourd’hui en Afrique, 33 pays disposent d’un Crédit bureau. Pour le cas de Madagascar, il est ainsi question de donner aux 97 % qui sont invisibles aux banques, une chance d’obtenir un prêt.

Après son lancement officiel à Madagascar au mois de janvier, le Bic sera entièrement opérationnel d’ici janvier 2020. En d’autres termes, les banques, les IMF et les entités supervisées auront leurs systèmes automatisés connectés au Bic pour avoir un rapport de crédit des autres services. Elles seront toutes engagées sur un même réseau.

Suite à l’appel d’offres in­ternational lancé par la BFM, Crif SPA a été sélectionné pour développer et gérer le premier bureau de crédit privé à Madagascar.

En somme, le Bic permet d’améliorer l’infrastructure financière en réformant l’accès aux crédits tout en maîtrisant les risques. C’est une garantie de réputation permettant d’écarter les garanties classiques. Dans le cadre de l’opérationnalisation de ce système à Madagascar, une conférence internationale sous le thème « Infrastructure financière mo­derne basée sur le partage des données : une forte valeur ajoutée à l’accès au crédit » se tiendra demain au CCI Ivato.

 

Arh.

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