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Recapitalisation de QMM : la dette de l’Etat a bondi de 77 millions de dollars

Recapitalisation de QMM : la dette de l’Etat a bondi de 77 millions de dollars

Deux recapitalisations du Qit Madagascar mineral (QMM) ont été lancées en 2012 puis en 2015. L’opération a coûté 77 millions de dollars à l’Etat malgache qui détient 20 % des actions de la société. La prochaine recapitalisation coûtera 16 millions de dollars de plus à l’Etat malgache, augmentant la dette du pays à 93 millions de dollars.

A l’issue du Conseil des ministres du 20 no­vembre, l’Etat malgache a réclamé un audit financier de ladite compagnie minière, dans le dessein d’évaluer les impacts de ce projet, durant les 21 années d’exploitation de sables minéralisés à Taolagnaro.

« Il s’agit d’un audit financier, mais aussi de la gestion organisationnelle qui va déterminer les facteurs ayant con­duit à la situation actuelle, 20 ans après le démarrage du projet », a expliqué Fidiniavo Ravo­katra, ministre des Mines et des Ressources stratégiques hier, à Ampandrianomby.

« Depuis son implantation à Madagascar en 1998, à deux reprises, l’Etat s’est engagé à recapitaliser le QMM : le premier en 2012 et le deuxième en 2015. A travers ce processus, la dette s’élève actuellement à 77 millions de dollars pour Mada­gascar », a indiqué en outre le ministre.

Il a ajouté que le QMM a réclamé une troisième recapitalisation d’un montant de 16 millions de dollars de plus à l’Etat malgache.

« L’Etat ne peut pas débourser ce fonds pour une nouvelle opération qui s’avère inexpliquée, d’où l’intérêt de cet audit », a-t-il explicité.

20 ans de profits ou de pertes ?

L’Etat financier du QMM en 2016 a démontré qu’il a besoin d’une troisième re­capitalisation. Selon la loi 2003-036 sur les sociétés commerciales, la société dis­pose de deux ans pour une nouvelle recapitalisation. En se référant à ces dispositions, le QMM a jusqu’à fin 2019 pour ce faire.

« Il n’est pas logique qu’une entreprise en pleine activité et ne connaissant aucun problème financier, en apparence, accumule 93 millions de dollars de dette. Nous avons le droit, en tant qu’actionnaire, de procéder à cette contre-expertise bien que les états financiers soient déjà déposés et vérifiés par les commissaires aux comptes », a souligné le numéro du ministère des Mines.

Ce département définit actuellement les termes de référence pour recruter des auditeurs. Rio Tinto qui dé­tient 80 % des actions est une compagnie multinationale. Ainsi, l’Etat compte éventuellement travailler avec des auditeurs internationaux.

Malgré cette procédure, les activités d’exploitation du QMM continuent. Son contrat d’établissement expirera en 2023. L’Etat prévoit de réétudier ce contrat à l’issue de l’audit. Concernant Base Toliara, momentanément suspendue, des discussions entre le gouvernement et la société seront engagées d’ici peu.

Arh.

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