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Seces : les indemnités impayées s’élèvent à plus de 305 milliards d’ariary

Seces : les indemnités impayées s’élèvent à plus de 305 milliards d’ariary

Cinq des sept revendications du Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants de l’enseignement supérieur (Seces) lancées depuis quelques années, restent sans suite jusqu’ici. L’impact budgétaire de ces revendications est très lourd.

Suspendue de manière temporaire. La grève à l’Université d’Antana­na­rivo a connu un répit depuis cette semaine car les enseignants membres du Seces Tanà sont revenus à la table des négociations. Comme con­venu, une réunion de toutes les sections du Seces avec le ministère de tutelle, a eu lieu hier à Fiadanana.

C’était une occasion pour le ministère de communiquer l’état des lieux des revendications des enseignants et de recueillir les propositions des deux parties sur les manières de satisfaire ces re­quê­tes. Actu­ellement, seules deux des sept revendications du Seces sont résolues. Les autres sont en attente de résolution, vu l’impact budgétaire qui en découle.

« Les indemnités définies dans le cadre des trois décrets, impayées depuis 2015, s’élèvent à plus de 305 milliards d’ariary », a souligné la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres), Blanche Nirina Richard.

Malgré cette réalité, toutes les parties prenantes dont les enseignants, devraient poursuivre le dialogue à tous les niveaux afin d’aboutir à la possibilité d’honorer ces arriérés.

« Au niveau du ministère de tutelle, un Comité ad’hoc, réunissant les autres départements concernés, qui se charge de ces dossiers, est déjà opérationnel. Une autre Commission qui va prendre en charge les dossiers des enseignants-chercheurs retraités, sera également mise en place au niveau du Mesupres », a précisé le numéro un de ce département ministériel.

Non à la prise d’otage des étudiants

A en juger le coût financier des revendications des enseignants, les réaliser d’un seul coup et tout de suite, reste utopique. Les enseignants devraient s’en rendre compte tout en acceptant que tous les efforts nécessaires soient déjà engagés pour les satisfaire, en fonction des capacités budgétaires. Dans ce sens, le ministère ne compte pas cautionner toute forme de prise d’otage à l’encontre des étudiants, de l’enseignement et des activités de recherche.

« Cette année, aucun risque d’année blanche n’est à craindre, notamment pour l’Université d’Antananarivo, qui est en train de finaliser l’année universitaire », a rassuré la ministre de tutelle, qui invite les membres du Seces à toujours privilégier le dialogue, au lieu de descendre dans les rues pour appuyer leurs revendications.

Le Seces Antananarivo a évité de manifester son avis aussi bien par rapport à la réunion d’hier qu’aux déclarations du ministère de tutelle.

Fahranarison

 

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