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Iles malgaches de l’océan Indien : l’Etat appelle à la cohésion nationale

Iles malgaches de l’océan Indien : l’Etat appelle à la cohésion nationale

La première réunion de la commission mixte sur les Iles malgaches se tiendra ce 18 novembre, au palais d’Andafiavaratra à Andohalo. Le Premier ministre Christian Ntsay conduira la délégation malgache composée de personnalités de premier plan à l’instar de Raymond Ranjeva.

La rencontre hebdomadaire de l’Exécutif à Iavoloha a mis l’accent, hier, sur la première rencontre de la commission mixte entre Madagascar et la France, sur le sujet des Iles malgaches de l’océan Indien, plus connues sous l’appellation des Iles éparses, ce lundi, au palais d’Andafia­va­ratra à Andohalo. Un choix loin d’être fortuite, car les lieux faisait office de résidence du Premier ministre Rainilaiarivony.

En tout cas, la partie malgache a envoyé du lourd pour la première réunion de la commission mixte. Outre le Premier ministre et chef du gouvernement, d’autres personnalités complètent la délégation, à savoir le professeur Raymond Ranjeva, ancien juge international et actuel président de l’Aca­démie malgache qui connait très bien le dossier, le vice-amiral Louis Antoine de Padoue Ranaivoseheno, sec­rétaire général du ministère de la Défense nationale, le capitaine de vaisseau Jean Edmond Randrianan­tenai­na, Directeur général de l’Agence portuaire maritime et fluviale (APMF) ainsi que le Dr Liva Djacoba Tehin­dra­zanarivelo, enseignant en droit international et africain en Suisse.

Cohésion nationale

Ce n’est pas la première fois qu’une telle réunion a eu lieu. Les deux pays se sont déjà concertés en 1996 puis en 2016, mais à chaque fois, la France semble avoir le dernier mot. C’est pourquoi cette session revêt une importance capitale au nom de la souveraineté nationale.

Dans cette optique et pour accompagner cette démarche, le gouvernement entend mettre en avant la solidarité nationale. «C’est le moment d’afficher la cohésion nationale, car le retour de ces îles malgaches de l’océan Indien relève d’une responsabilité commune», rapporte, à ce titre le rapport du Conseil des ministres.

Pour manifester ce pa­triotisme, une source proche du gouvernement souhaite d’ailleurs que tout le monde, notamment les habitants des quartiers proches du palais d’Andafiavaratra et de la Haute ville, hisse le drapeau national ce lundi.

Différend qui ne date pas d’hier

Le sujet des îles Glo­rieuses, Juan de Nova, Eu­ropa, Bassas da India fait l’objet d’un différend entre Madagascar et la France depuis 1979, année à laquelle les Nations unies ont adopté une résolution reconnaissant la souveraineté de Madagascar sur ces territoires tout en ordonnant au gou­vernement fran­çais « d’entamer sans plus tarder des négociations en vue de la réintégration des îles Glo­rieuses, Juan de Nova, Europa et Bassas da India, qui ont été séparées arbitrairement de Ma­dagascar, au territoire malgache».

Sauf que le débat n’a jamais été clos. Pourtant, lors d’une rencontre en mai à Paris, les deux présidents, Andry Rajoelina et Emma­nuel Macron avaient affirmé leur volonté de statuer une bonne foi pour toute sur la question, avant juin 2020.

En juillet, lors de la célébration de la fête nationale française, le ministre des Affaires étrangères d’alors, Naina Andriantsitohaina, avait déjà déclaré que la solidarité nationale doit primer par rapport à ce sujet.

« A l’instar des Barea, il va falloir jouer en équipe et ce n’est sûrement pas à partir des gradins et en s’adressant aux médias qu’une compétition se joue. C’est sur le terrain, la balle au pied et la sueur au front en compagnie des autres joueurs de son équipe », avait-il alors soutenu comme pour dire c’est ensemble, sans parti pris, que Madagascar pourra réussir le pari de discuter avec la nation française.

J.P

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