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Filière crabe : les pêcheurs et opérateurs locaux veulent percer le marché

Filière crabe : les pêcheurs et opérateurs locaux veulent percer le marché

La campagne de commercialisation et d’exportation de crabes de mangroves est ouverte depuis le 1er novembre dans la Sofia, après trois mois de fermeture. Outre les sociétés étrangères exportatrices détenant des agréments, les mareyeurs et collecteurs malgaches ambitionnent également de percer le marché de l’exportation.

La filière crabe est stable, pérenne et contribue davantage à l’amélioration des revenus des pêcheurs de la Sofia, l’une des régions productrices de crabes de mangroves à Madagascar. La région produit annuellement près de 200 tonnes de ce crustacé assez convoité sur le marché international, notamment en Asie du Sud-est.

Mais ces deux dernières années, les cours ont quelque peu chuté. « Les crabes de premier choix, c’est-à-dire les crabes de plus de 11 cm et en bonne santé, se négocient à 8.000 ariary le kilo auprès des pêcheurs. Les deuxièmes choix, c’est-à-dire les crabes de plus de 11 cm, mais abimés, se vend à 3.000 ariary le kilo », a indiqué Soa Manjoky, présidente de la Plateforme crabe de la région Sofia. Elle note toutefois que lors de la campagne 2016, les cours variaient entre 18.000 et 20.000 ar/kg pour les premiers choix.

Exporter directement ?

Résolument tournée vers une exploitation durable, la filière crabe intègre les petits pêcheurs traditionnels qui vivent dans les mangroves. La promotion de ce modèle de production qui intègre les communautés est la garantie de la pérennité de la filière et assure une gestion communautaire durable des mangroves.

«Auparavant, les pêcheurs des quatre coins du nord de l’île, Analalava, Andapa, etc. venaient à Antsohihy pour la campagne de crabes de mangroves, ce qui n’est pas le cas actuellement puis­que les pêcheurs ont du mal à survivre et d’autres s’endettent même pour leurs besoins quotidiens. Certains de ces pêcheurs ont changé de filière», a déploré la présidente de la plateforme.

Aujourd’hui, ce sont des sociétés étrangères qui disposent d’agréments d’exportation et assurent les activités d’exportation pour l’ensemble de la ré­gion. Cependant, la plateforme crabe de la Sofia qui regroupe une centaine de petits pêcheurs, ma­reyeurs et collecteurs ambitionne d’intégrer di­rectement le marché de l’exportation. « Nous de­mandons à ce que les exportateurs malgaches, ceux qui sont plus proches des petits pêcheurs, aient des autorisations pour collecter les crabes dans la région », a-t-elle conclu, car la pêche aux crabes constitue l’une des principales activités des pêcheurs de la région.

Arh.

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