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Archéologie : Rajoelinoro reconstitue l’histoire des Vazimba

Archéologie : Rajoelinoro reconstitue l’histoire des Vazimba

Animée par Marie Robertine Rajoelinoro, la « Rencontre avec un chercheur » de ce samedi à l’IFM Analakely, propose de suivre « les traces des migrations Vazimba d’Analamanga aux Antehiroka d’Ambohitriniarivo ».

Au terme de 5 ans de recherche, de documentation et de collecte des traditions orales, Marie Robertine Rajoelinoro s’en donne les moyens de reconstituer une partie de l’histoire des Vazimba, ce peuple mystérieux qui suscite autant la crainte que le respect dans la société malgache.

A l’orée du XVIIe siècle, l’irréductible roi Andrianja­ka a chassé les Vazimba. Dans la foulée, ces derniers ont quitté Analamanga et rejoint les sites d’Antehiro­ka, déjà établis par leurs aînés en empruntant les routes d’Andriantsimandafika et d’Andriambodilova. Les fouilles approfondies ont confirmé la présence de sépultures recouvertes de granites, de «hadivory» ou bien du fossé défensif ainsi que des portails donnant accès au site en question.

«Ambohitriniarivo, an­cien­ne résidence d’Andrian­­tsimandafika, pour la plupart des Malgaches, est con­sidéré comme un lieu sacré. Les

deux sanctuaires principaux aménagés au sommet d’Ambo­hi­tri­niarivo (en mé­moire d’Andrian­­tsimandafi­ka et no­tamment de sa fille Rama­roanaka, nom attribué par les pèlerins comme étant une déesse de la fécondité), font actuellement partie des lieux les plus fréquentés. Le syncrétisme y gagne sa place», a fait savoir l’archéologue-historienne dont le travail a fait l’objet d’une thèse de Doctorat cette année.

Les recherches scientifiques ne sont pas toujours une sinécure dans la ville des mille. «L’extraction de pierre faite par les industriels, constitue l’un des fléaux qui altèrent le patrimoine archéologique. Le Doany constitue un rempart puisque les vestiges y sont jalousement conservés de génération en génération».

Au regard de l’histoire, «Les missionnaires anglais et l’administration coloniale ont diabolisé le terme vazimba afin qu’ils puissent ins­taurer une nouvelle identité culturelle aux dépens de notre culture», a-telle conclu.

 

Joachin Michaël

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