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Madagascar il y a 100 ans

Inauguration (2)

 

(Suite.)

« Il faut aussi que vous apportiez l’aide de vos bras aux entreprises des Européens car que deviendriez-vous, Malgaches, si, faute de votre concours, parce qu’ils ne trouveraient pas parmi vous la main-d’œuvre nécessaire, les colons qui sont venus en ce pays créer des entreprises pour lesquelles ils ont apporté à Madagascar beaucoup d’argent, renonçaient à leurs travaux et s’en allaient ? Vous retomberiez bien dans la misère d’où Madagascar a été tiré par les Européens venus ici apporter le fruit de leur courage, de leur travail et de leur expérience.

« C’est dans le but d’économiser la main-d’œuvre en supprimant progressivement le travail à l’angady et d’augmenter son rendement par l’emploi d’engins mécaniques que j’ai fait remettre au district deux charrues du modèle le plus nouveau qui fonctionneront par roulement dans tous les fokonolona. Le Gouvernement se prépare à vous en donner encore d’autres.

« Lorsque nous organiserons nos grands travaux, nos chantiers, je penserai à tous ceux de bonne volonté, en particulier à ceux rentrés de France, mais en attendant il faut rendre le sol plus productif, développer vos cultures et l’emploi des charrues dont vous avez vu l’essai vous rendra les plus grands services à ce point de vue.

« J’en donnerai d’autres encore, mais si le Gouvernement veut aider les populations à obtenir davantage, il ne leur pardonnerait pas de faire un mauvais usage des moyens mis à leur disposition.

« Travaillez donc en vous aidant les uns les autres.

« Le travail qu’anime l’esprit de solidarité produit les meilleurs résultats.

« Que ceux possédant la terre ne cherchent pas à spéculer sur leurs récoltes, ce qui empêcherait les autres de se nourrir, et en échange que ceux qui n’ont pas de terre ne cherchent pas à spéculer sur le prix de leur main-d’œuvre, ce qui empêcherait le développement des cultures, conditions essentielles du progrès de ce pays et de la vie même de ses habitants. Il faut aussi que vous donniez avec empressement votre concours aux entreprises des Européens dont l’intelligence et l’argent ont fait la prospérité actuelle du pays. C’est par votre travail et votre dévouement que vous montrerez le mieux votre reconnaissance pour les bienfaits apportés par la France.

(À suivre.)

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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