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Banalisation de l’insécurité

Banalisation de l’insécurité

Psychose, névrose ou autre dérangement, qu’ importe la qualification dont on affuble le comportement en réaction à une réalité ou non de l’aggravation du climat d’insécurité. À chacun sa perception. Le Président gouverne-t-il seul ? On tendrait à le penser. Attendre qu’il descende sur le terrain pour que ça bouge, telle la solution pour résoudre l’équation entre surpopulation carcérale et systématisation de la mesure de détention préventive.

La question d’insécurité interroge, la population semble se résoudre au fait que la puissance pub­lique impuissante à la protéger il appartient à qui n’a pas les moyens de se défendre, à l’avance de s’armer de ses seuls moyens : prudence et précaution. Le danger peut surgir de partout et à tout instant. Rouler de nuit sur les routes nationales plus qu’à courir des risques présente le danger réel de tomber sur des bandits de grand chemin. Paranoïa ou constat basé sur la réalité, la circulation de jour prête aussi à s’alerter : augmentation alarmante du nombre d’accidents mortels dans

les­­­quels le plus souvent sont mêlés camions trans­porteurs de marchandises ou speeders de brousse transporteurs de voyageurs. Des statistiques à semer terreur. Une irresponsabilité généralisée, pour se dé­douaner la récitation de la ritournelle, «pa­n­­ne mécanique accidentelle». Coup de la panne ! De quoi faire rire si la situation n’était pas dramatique.

Réduire les déplacements contribue certes à économiser carburant autant qu’à préserver de pollution l’environnement, mais à l’obliger on arrive à restreindre l’espace liberté, déjà que pour une bonne majorité le manque de moyens vient à le limiter, aussi grave ça signerait une récession, mou­vement dont l’économie se dispenserait bien dans son état actuel.

Léon Razafitrimo

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