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Pérégrinations hebdomadaires

À la croisée des saisons

À de courtes périodes de fraîcheur succèdent d’éprouvantes fortes chaleur, parfois même au fil d’une journée alternent fraîcheur matinale et autour de midi température caniculaire. L’ambiance sociale laisse l’impression de s’aligner à ce genre de caprice affichant le double visage d’un Jean-qui-pleure et d’un Jean-qui-rit. Normal pourrait-on penser en considération des écarts de niveau entre privilégiés et démunis, cependant à y regarder de près la ligne de démarcation entre gens à humeur maussade et personnes sourire aux lèvres ne suit pas toujours la logique supposée d’une appartenance présumée à une quelconque catégorie sociale.
Les choses commencent à bouger, les débuts de chantier provoquent des remous que l’on n’avait pas annoncés voire évité d’annoncer, de façon naturelle en réaction aux flux apparaissent des reflux.

Comme ces phénomènes apparaissent au cœur de la période des municipales et communales, les débats électoraux ne sauraient éluder ces sujets, c’est doublement tant mieux : d’une part les problèmes que soulèvent les chantiers méritent débats ou tout au moins nécessitent des informations explicatives, d’autre part la campagne électorale arrive à point en se présentant comme arène idéale pour ferrailler dans des combats d’idées, la raillerie faisant partie des armes faciles qu’utilisent les «ferrailleurs» à petits bras, en l’espèce aux idées courtes.

À une société aux multiples réalités

Une campagne à modes multiples

Naina Andriantsitohaina entreprend une campagne sur tous les fronts, s’engageant à n’oublier aucune catégorie de la population ni à faire mépris de l’un ou de l’autre des quartiers de la ville. Constamment sur la brèche en consacrant le plus clair de son temps à aller sur le terrain durant la période qui a précédé celle de la campagne proprement dite, il a davantage prêté écoute attentive à la population pour percevoir de près la réalité des problèmes, ayant sûrement conquis ainsi la confiance d’une bonne partie de la population et acquis la considération de tous au point de faire la terreur des concurrents et de devenir la cible privilégiée de ceux qui face à lui se posent adversaires. La cérémonie grandiose organisée pour lancer la propagande n’a pas manqué de donner du café noir à moudre pour l’amertume ressentie par des jaloux. Le faste a prêté le flanc à des critiques acerbes, jusqu’à pour les plus virulentes épingler le genre de véhicules réunis autour du lieu où se tenait la cérémonie. D’elle même l’actualité du lendemain a suffi à gommer ces critiques. Loin du cliché vénitien la photo de Naina et de son épouse sur une barque de fortune pour accéder aux habitations dans le marécage épisodique des quartiers de Namontana, témoigne de la détermination et de la capacité de l’homme à franchir les barrières qui pourraient se mettre en travers de la marche qu’il entreprend pour familiariser l’édile aux réalités que vivent les administrés et réciproquement pour que ceux-ci mettent un visage familier sur la personne de celui auquel ils vont confier la charge de faire une priorité la réalisation d’une amélioration à l’environnement de leurs lieux de vie.
S’il entend réussir à donner une bonne réponse à la mission qu’il s’attribue suite à une vocation ressentie, normal que ce candidat consacre une bonne partie de son temps à se rapprocher des petites gens, une catégorie éloignée de celle à laquelle il appartient, catégorie dont il sait les problèmes mais par une approche simplement théorique, problèmes auxquels désormais il entend apporter des solutions efficaces dans la pratique d’une proximité.
Quoique essentielle cette préoccupation ne justifie pas à négliger les autres catégories qui composent la société de la cité. Dans l’agencement d’un agenda surbooké le candidat Naina Andriantsitohaina a réservé des espaces pour prêter l’oreille aux doléances et suggestions de diverses catégories sociales et professionnelles : étudiants, chauffeurs de taxi, marchands de rue… et même s’il connaît mieux que quiconque leurs problèmes, il n’a pas fait l’impasse sur la rencontre avec les représentants des groupements patronaux. À croire que dans son concept autant il n’y a pas honte à évoluer dans le monde des affaires autant il n’y a pas  complexe à se frotter aux réalités que vivent les miséreux. Au fronton de sa déclaration de foi «Antananarivo notre ville», un cri d’amour en partage inclusif sans discrimination. Faire de la capitale une ville où il ferait à nouveau bon vivre, réaliser cet objectif suppose la recherche d’une harmonie qui ouvre l’espace à tous et offrir à chacun les conditions pour exploiter les chances de s’y épanouir. À ce dessein dès le départ il ouvre le jeu afin de rassembler toutes les forces prêtes à se battre pour cette cause, sachant bien que l’on ne sera jamais trop à unir les efforts pour atteindre cet idéal d’une ville qui unit tous les «enfants d’Iarivo».

Annonce de résolutions dans les limites de la décentralisation

Même dans l’hypothèse d’une décentralisation effective, étant donné à la base un partage des compétences, celles des autorités des collectivités se trouvent réduites à celles que leur dévolue la loi, compétences à la fois liées aux moyens qu’octroie le transfert des ressources. Naturel que le candidat dresse des objectifs qu’il promet de s’efforcer à atteindre concernant les domaines qui relèvent expressément de ses compétences. Il est toutefois des domaines où se chevauchent le pouvoir qu’exerce le pouvoir central et l’autorité relevant des compétences de l’autorité locale. Dans l’esprit on en retient principalement deux parmi les impératifs qu’a soulignés Naina Andriantsitohaina, des impératifs qui conditionnent la bonne gouvernance qu’il promet. Deux engagements présideront à la conduite des affaires au sein de la municipalité, deux obligations se conditionnant mutuellement au point de n’en faire qu’une pour garantir la propreté de l’administration dans tous les secteurs d’activité du ressort de la commune : « pleine transparence et zéro corruption ». L’opacité actuellement relevée, relative à certains dossiers et au fonctionnement de moult activités, dénonce bien de zones d’ombre ouvrant à toutes les suppositions. L’assainissement promet de devoir recourir à une vigoureuse lessive qui à l’avance dans les rangs effraye bon nombre d’individus de toutes  catégories : élus, désignés, ou salariés, tous habitués à emprunter des chemins de travers.

Léo Raz              

 

        

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