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Marché commun africain : le secteur privé malgache face à de nombreux défis

Marché commun africain : le secteur privé malgache face à de nombreux défis

Rideau sur la 11e édition du Forum du secteur privé africain organisée à Antananarivo, du 6 au 8 novembre. Les trois jours de rencontres ont été riches en échanges et partages d’expériences entre une centaine de décideurs politiques et de chefs d’entreprise africains. Pour le cas de Madagascar, la Grande île fait encore face à de nombreux défis pour conquérir le marché africain.

Madagascar a encore des difficultés à saisir les opportunités of­fertes par ce marché régional. La part de marché du pays dans les blocs économiques comme le Comesa reste encore très faible.

Pour le professeur Harison Victor, commissaire aux affaires économiques de l’Union africaine, la crainte des opérateurs malgaches d’être envahis par les produits africains dans le cadre du marché de libre échange est compréhensible. Seulement, Madagascar dev­rait fournir tous les efforts et jouer de ses avantages concurrentiels pour accéder aux différents marchés régionaux.

Selon ses dires, « Certains pays comme l’Ethiopie, le plus grand exportateur de fleurs vers l’Europe, ou encore le Rwanda, ont su exploiter leurs avantages concurrentiels. Ces deux pays ont pourtant rencontré des difficultés dans différents domaines, dont le transport de leurs produits. L’Ethiopie doit encore négocier avec le Djibouti pour exporter ses produits. Il en est de même pour le Rwanda qui doit encore passer par la Tanzanie, mais ils ont su relever le défi. Il est temps pour Madagascar de faire face aux différents obstacles qui ne lui permettent pas encore de se démarquer sur le continent ».

Lourdeur administrative

Néanmoins, quelques en­treprises malgaches ont pu nouer des partenariats avec des investisseurs africains durant cette rencontre. Pour le secteur privé malgache, le soutien de l’administration étatique est capital pour pouvoir développer leur activité à l’extérieur.

A ce sujet, un opérateur malgache dans l’agroalimentaire a confié que « Nous avons pu signer des contrats avec des opérateurs rwandais pour l’exportation de produits alimentaires vers ce pays, mais au bout d’un mois, nous n’avons pas encore eu l’agrément d’exportation. On a malheureusement perdu ce marché ».

« On a pu constater durant les conférences et les ateliers les forces des pays africains et les défis qui restent encore à relever. Il est évident que la vision, la volonté politique, la discipline et la lutte contre la corruption sont aujourd’hui les clés du succès de certains pays africains », a, pour sa part, déclaré Victor Hari­son.

Riana R.

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