Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chronique: les objets du débat du jour

La campagne officiellement officieuse, pudiquement baptisée pré-campagne a favorisé certains candidats pour exploiter cette période à vraiment battre campagne en sillonnant les quartiers de la ville, à tisser un réseau de proximité avec la population, à appréhender de près les problèmes qui préoccupent les habitants et ainsi à cerner leurs attentes pour mieux établir une hiérarchie des priorités. On se doute que ce ne sont pas les priorités qui manquent, chaque recoin a ses urgences et chaque administré voit midi à sa porte. Soit dit au passage que la qualification de porte concernant nombre d’entre elles relève des extrêmes entre usurpation cynique et charité moqueuse. Significatif concernant ces tristes abris de bric et de broc que de leur donner valeur de logement lors des recensements destinés à dénombrer les résidents et à situer les uns et les autres au sein de chaque fokontany des 192 que compte Antananrivo.

Lors du débat qui doit réunir les candidats à la mairie de la ville, qu’il y ait eu ou non une entente préalable entre eux pour convenir des thèmes principaux sur lesquels débattre, ne manquera pas de se distinguer celui qui aura perçu les problèmes pour en faire un essentiel afin d’en baigner l’âme de l’action qu’il se propose d’entreprendre à la lumière d’un plan mûrement réfléchi à travers un programme établi à l’équilibre des objectifs, des moyens, des attentes. Ce qui ne signifie pas que la messe sera dite à l’issue du débat, faut-il encore transformer l’essai.

Transformer ? Quel essai ? Œuvrer le changement pardi ! La première manifestation dans ce sens consiste pour la population à en exprimer la volonté. Jusqu’ici par une courbe décroissante de participation aux élections, davantage qu’à dire un désintérêt pour la chose politique elle a exprimé sinon une perte de confiance en la classe politique sûrement un désarroi du fait de ne plus savoir ni à quoi ni à qui s’accrocher. Alors qu’un rayon de soleil apparaît pour allumer d’une nouvelle flamme l’espoir de lendemains prometteurs d’un renouveau, ce n’est pas une démobilisation qui contribuerait à saisir cette chance. En inversant la courbe de participation aux élections, en effectuant en masse le devoir de citoyen, les électeurs enverront le signal du départ réel pour opérer le changement. Partager la croyance en la chance d’un renouveau qui se dessine, mobiliser la tiédeur pour la transformer en ardeur, rallumer la flamme pour illuminer de ferveur les urnes : les prix à payer pour doter d’un atout maître l’élu pour entreprendre le chantier de l’ouvrage qu’il promet et qui enthousiasme.


Léo Raz            

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique