Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Marché régional : le secteur privé africain encore à la traîne

Marché régional : le secteur privé africain encore à la traîne

Renforcer l’interface et le partenariat entre l’Union africaine, les décideurs politiques et le secteur privé en Afrique. C’est l’objectif du 11e forum du secteur privé africain organisé à Antananarivo depuis hier au CCI Ivato et jusqu’à vendredi.

Près de 400 décideurs ve­nant des cinq régions d’Afrique participent à cette rencontre d’envergure, placée sous le thème «Trans­formation des économies africaines par la mobilisation du secteur privé et la capitalisation des bonnes pratiques des autres régions du monde».

A ce propos, Victor Hari­son, commissaire aux affaires économiques de l’Union africaine, soutient que «pour atteindre les Objectifs du développement durable dans l’agenda 2063, le taux de croissance économique du continent africain devrait-être de 7%».

 « Ce défi peut être réalisé en améliorant le climat des investissements dans les pays africains, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption et la lutte contre les flux financiers illicites », a-t-il poursuivi.

Le continent africain a instauré depuis des années plusieurs programmes pour promouvoir les échanges régionaux. C’est le cas de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF), un marché fort de 1,2 milliard de consommateurs. Mais force est de constater que des entreprises africaines ne sont pas encore en mesure de tirer parti des avantages offerts par ce bloc économique.

« Une grande partie des opérateurs malgaches ont encore besoin d’accompagnement en matière de financement, d’équipements ou de procédures d’acquisition des terres pour renforcer sa compétitivité au niveau régional. Autrement, le marché malgache se limitera juste à recevoir les produits africains en provenance de cette zone de libre-échange », a confié un opérateur malgache présent à ce forum.

Accompagnement

Les études menées par la Commission de l’Union africaine montrent que le continent a encore besoin d’entreprises plus dynamiques pour saisir les opportunités existantes sur les marchés régional et international. Seulement, les statistiques disponibles avancent que le secteur privé africain reste à la traîne face à une concurrence féroce sur le marché extérieur.

Les exportations de biens de consommation vers d’autres marchés africains ont diminué, passant de 0.8 % du PIB de l’Afrique en 2009, à 0.5 % en 2016. Aujourd’hui, la plupart des entreprises africaines perdent du terrain face à de nouveaux concurrents, que ce soit sur le marché intérieur ou les marchés émergents. Seuls 18 % des nouvelles entreprises exportatrices africaines survivent au-delà de trois ans.

En outre, la productivité moyenne de la main-d’œuvre africaine stagne depuis 2000, représentant environ 12 % de celle des Etats-Unis. Le ratio de la productivité du travail Afrique-Asie est passé de 67 % en 2000, à quelque 50 % en 2018.

 

Riana R.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique