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Madagascar il y a 100 ans

Un nouveau sanatorium pour les habitants de Madagascar (2)

 

(Suite.)

« Des garanties au point de vue du combustible que fournit la tourbe et le charbon de terre de bonne qualité. Des probabilités considérables en faveur de l’élevage du bétail, très grandes en ce qui concerne certaines cultures maraîchères, une vie animale relativement étendue sous le rapport de la pêche et de la chasse ; des ressources inépuisables d’alimentation en coquillages, en lapins et en choux de Kerguelen. »

De son côté, l’éminent directeur du Muséum de Paris, M. Milne Édouard, dans sa leçon d’ouverture de l’enseignement spécial pour les voyageurs (20 avril 1893), a consacré à l’île Kerguelen le passage suivant : « On n’y trouve aucun mammifère, la végétation y est pauvre mais le sol recèle des dépôts de houille qui deviendront plus tard une source de profit. »

Des troupeaux pourraient vivre sur les pâturages qui couvrent les parties basses et il ne serait pas impossible de leur demander ce que les Anglais ont obtenu des îles Malouines situées dans les mêmes conditions de climat et qui sont aujourd’hui colonisées et prospères.

En outre, en 1908, une compagnie de navigation anglaise ayant pour objectif la création d’une ligne commerciale entre le Cap de Bonne Espérance et l’Australie demanda à notre Administration de la Marine l’autorisation d’établir un dépôt de charbon sur Kerguelen. Ce projet n’eut pas de suite, mais l’idée pourrait être reprise aujourd’hui, aucune situation en effet ne serait plus convenable pour établir un dépôt de charbon.

Cette île se trouve sur la grande route de toutes les colonies de l’Inde et de l’Australie, à une distance convenable du Cap et offrant aux navires d’excellents ports, et la facilité d’un dépôt se trouve encore augmentée par la présence même de gisements de charbon dans notre possession, ce qui serait une source de richesse pour notre navigation de l’Océan Indien.

Dire que ce charbon est commercialement exploitable serait présentement téméraire, les données actuelles ne sont pas assez sérieuses pour permettre des affirmations sur sa qualité, mais il est avéré qu’il existe plusieurs gisements.

(À suivre.)

J.B.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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