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Forum du secteur privé africain : la mobilisation des ressources internes, clé du développement

Forum du secteur privé africain : la mobilisation des ressources internes, clé du développement

Le développement de l’Afrique passe inévitablement par la mobilisation et la valorisation de ses ressources internes, annoncent les responsables de l’Union africaine (UA), en marge du 11e Forum du secteur privé africain qui a débuté hier, au ministère des Affaires étrangères (MAE) à Anosy.

«Mobilisation des ressources intérieures» est l’un des nouveaux rapports publiés par le Département des affaires économiques (DEA) de la commission de l’Union africaine. Ce rapport appelle les Etats membres de l’UA à utiliser les ressources intérieures et les dépenses disponibles afin de réduire la dépendance vis-à-vis des ressources extérieures.

Pour Victor Harison, commissaire aux affaires économiques de l’UA, il est temps de réveiller les épargnes dormantes pour plus de ressources afin de financer les projets de développement sur le continent.

 « Le continent africain a besoin de 130 milliards d’ariary par an pour ses infrastructures. Les aides extérieures ne pourront pas financer tous ces projets, d’autant que l’aide au développement dans le monde a baissé de 29 milliards de dollars cette année. Le continent peut, entre autres, mobiliser ses fonds de pension qui sont estimés à 334 milliards de dollars actuellement ».

Haro sur l’exportation des produits bruts

En outre, l’UA met également l’accent sur la nécessité de stopper l’exportation des matières brutes. « L’Afrique court à sa perte en suivant cette tendance. Et, l’expérience dans certains pays africains prouve que la maîtrise de la commercialisation des matières premières contribue largement à la croissance économique dans un Etat », a poursuivi Victor Harison.

Ce professeur a pris l’exemple du Botswana qui a su maîtriser ses exploitations de diamants en travaillant avec un secteur privé sud-africain. « Peut-être que nous n’avons pas l’expertise nécessaire pour exploiter nos ressources, mais il est tout à fait possible de mettre en place un partenariat gagnant-gagnant comme le cas du Botswana. Nous avons d’ailleurs invité le Premier ministre botswanais à partager ses expériences, mais il a été retenu par l’élection qui a eu lieu dans son pays», a enchaîné Victor Harison.

Les opportunités du marché intérieur

Le second rapport, « Dynamiques du développement en Afrique 2019 », montre par ailleurs que les marchés intérieurs africains, en pleine expansion, offrent d’importantes possibilités de transformation des systèmes de production sur tout le continent.

L’Afrique a enregistré une croissance annuelle de 4.6 % de son produit intérieur brut (PIB) entre 2000 et 2018, la demande intérieure comptant pour 69 %. Selon les prévisions, cette croissance devrait s’établir à 3.6 % en 2019 et rester solide à 3.9 % entre 2020 et 2023.

La demande régionale en produits alimentaires transformés augmente 1,5 fois plus rapidement que la moyenne mondiale. Comme le souligne le rapport, les grandes entreprises panafricaines et certaines start-up dynamiques saisissent déjà ces opportunités pour se développer.

Pour rappel, Madagascar accueille jusqu’au 8 novembre le 11e forum du secteur privé et des investisseurs du continent africain au CCI Ivato. Cette rencontre verra également la participation des investisseurs en provenance de la Chine, de la Turquie, des Etats-Unis et bien d’autres régions.

Riana R.

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