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Campagne de vanille : les cours toujours au plus bas

Campagne de vanille : les cours toujours au plus bas

Dès le début de la campagne d’exportation de la vanille préparée, les cours se sont effondrés. Trois semaines après, les prix sont encore au plus bas par rapport à la dernière saison d’après les producteurs. La production a également diminué. La seule consolation, vu la croissance actuelle des vanilliers, les producteurs espèrent beaucoup plus de rendement et un prix attrayant pour la prochaine campagne.

La campagne d’exportation de vanille a débuté le 15 octobre et prendra fin le 31 mars 2020 dans toutes les régions productrices de Madagascar, selon le calendrier établi par le ministère de l’Industrie, du commerce et de l’artisanat (Mica).

Pour la région Sava qui fournit les 80% de la production nationale, les cours de la vanille préparée ont atteint leur plus bas niveau depuis le début de la campagne, c’est-à-dire à 800.000 voire 700.000 ariary le kilo. C’est presque la moitié des 1,3 million ariary de l’an passé.

Zefania, un producteur-préparateur de Bemanevika, une commune à une vingtaine de kilomètres au nord de Sambava, et membre de l’association des producteurs Exotic, le confirme.

« Au sein de notre association, nous arrivons à vendre nos vanilles entre 800.000 et 1 million d’ariary le kilo selon les qualités. La qualité a aussi quelque peu diminué dans certaines localités où le kilo s’achète à 700.000 ariary. Or, en 2018, nous arrivions à écouler nos produits à 1,2 million d’ariary le kilo », a-t-il expliqué.

« Avec 2.000 pieds de vanilliers, j’arrive à produire 400 kg de vanille verte pour 80 à 100 kg de vanille préparée », a-t-il conclu.

Un autre producteur de Belaoka Lokoho, à une quinzaine de kilomètres à l’est d’ An­dapa, a l’habitude de récolter entre 70 et 120 kg de va­nille verte. Cette année, plus précisément lors de la dernière campagne du mois de juil­let, il a dû se contenter de 47 kg.

D’ailleurs, d’après ce producteur, la récolte a débuté assez tardivement puisque certains planteurs et acheteurs ont illicitement collecté les gousses vertes bien avant la campagne. Cela a eu des répercussions sur la quantité récoltée durant la campagne officielle.

Baisse de la demande

Outre la baisse de la production suite à la mauvaise floraison de ces deux dernières saisons, Zefanie estime que les collecteurs, moins nombreux par rapport à l’année dernière, ne proposent plus « des prix élevés aux producteurs pour faire plus de bénéfices ».

Et la restriction sur les agréments des opérateurs exportateurs y est peut-être pour quelque chose comme ces derniers l’ont déjà déploré. La demande a connu une certaine décroissance, ce qui limite la concurrence et explique la baisse des prix auxquels se négocie l’or vert.

En tout cas, les producteurs se préparent déjà à la prochaine campagne. La floraison actuelle augure une meilleure production.

 

Arh.

 

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