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Jeux des Iles Eparses

Jeux des Iles Eparses

40 ans sont passés depuis la reconnaissance par l’ONU de la souveraineté de Madagascar sur les Iles Eparses en 1979.  Cinq ans après cette décision historique, Didier Ratsiraka est arrivé au pouvoir et y est resté pendant 19 années. Il a même signé un retour triomphal en 1997, après la débâcle d’Albert Zafy en 1996,  mais n’a  pas fait long feu à Iavoloha. En 2002, Marc Ravalomanana a pris les rênes du pays jusqu’en 2009. Puis, il y a eu la période de la Transition menant vers le retour à l’ordre constitutionnel. En 2014, Hery Rajaona­rimampianina  a accédé au pouvoir.

Durant tout ce temps, aucun d’eux n’a réclamé ouvertement et officiellement ces îles malgaches comme Andry Rajoelina l’a fait actuellement. Ni Ratsiraka, ni Zafy encore moins Ravalomanana ou Rajaonarimam­pianina n’ont osé faire le déplacement en France pour discuter de ce sujet épineux avec les présidents français qui se sont succédé. Aller savoir pourquoi.

On a dû attendre quatre décennies pour que les choses bougent enfin.  Et l’ambition d’Andry Rajoelina de revendiquer la souveraineté sur ces îles est un signe manifeste que Madagascar a clairement une carte à jouer. Depuis cette fameuse rencontre prometteuse à Paris, les négociations ont connu une avancée considérable. D’ici le 18 novembre, une commission mixte sera mise sur pied.

La souveraineté, la cogestion… Les enjeux sont de taille et les négociations pour trouver un accord s’annoncent difficile, surtout après la déclaration fracassante d’Emmanuel Macron lors de son escale sur la Grande Glorieuse, récemment, «  Ici c’est la France, c’est notre fierté, notre richesse. Ce n’est pas une idée creuse. Les scientifiques et militaires qui sont là le rappellent. La France est un pays archipel, un pays monde… »

Et loin d’une  réponse de Normand, Andry Rajoelina a rétorqué que « Madagascar est le sanctuaire de la biodiversité mondiale. Le respect de l’intégrité territoriale et la défense de nos intérêts passent par le dialogue ».

Il est tout à fait clair que l’Etat malgache ne dispose pas des moyens nécessaires, en l’occurrence militaires, pour gérer et protéger au sens large du terme ces sanctuaires marins. D’ailleurs, le régime a toujours opté pour  la cogestion qui n’enlève en rien la souveraineté de Madagascar sur les Iles Eparses. D’ores et déjà, les Jeux sont ouverts.

RA.

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