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Nous en sommes toujours là !

Nous en sommes toujours là !

14 octobre 1958. Voilà une date qui se trouve finement enveloppée dans les livres d’Histoire, mais qui, bizarrement, est reléguée aux oubliettes de la mémoire collective. Cette date est pourtant cruciale, car elle marque le début de la concrétisation de la décolonisation à Madagascar. C’est en effet le 14 octobre 1958 que le Congrès des assemblées provinciales de l’époque proclame à Andohalo la République malgache comme membre de la Communauté française. C’est aussi à ce moment qu’un certain André Soucadaux, alors Haut commissaire, a annoncé au nom de la République française l’abolition de la Loi d’annexion du 6 août 1896 et, par la même occasion, la reconnaissance de la République malgache. Nostalgie ? Loin de là.

14 octobre 2019. Où en sommes-nous ? Qu’avons-nous fait de notre souveraineté ? Bien évidemment, ces questionnements ont déjà fait et continueront de faire l’objet de nombreux communications, débats, livres et autres symposiums. Pourtant, ils demeurent toujours d’actualité tant qu’il n’y a pas de réel changement. Certes s’il est inutile, à priori, de blâmer qui que ce soit ou de jeter la première pierre aux anciens dirigeants, quels qu’ils soient, afin de ne pas froisser certaines sensibilités, il y a quand même un constat : ils n’ont pas assez fait. Pas assez pour que la capitale ne se retrouve aujourd’hui en surpopulation, pas assez pour que l’exode rural ne continue à se multiplier, pas assez pour que la population de certaines localités ne soit obligée de faire des centaines de kilomètres et plusieurs jours de marche pour retrouver de quoi nourrir sa famille dignement…

Car, il y a de quoi s’inquiéter lorsqu’en visitant des localités, aussi bien dans la capitale qu’en provinces, la majorité des infrastructures scolaires, sanitaires, routières… datent presque de cette époque ou, au mieux, de la Première République. Il suffit d’aller voir le quotidien des habitants à quelques encablures de la ville pour s’en rendre compte. C’est d’autant plus dommage que le pays semble avoir perdu des années et des années, car des responsables perdent beaucoup de temps à se tirer des balles au lieu d’avancer.  61 ans plus tard, nous en sommes toujours là.

J.P 

 

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