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Pérégrinations hebdomadaires

Culte de la liberté et culture d’irresponsabilité 

Autant à invoquer la République ou la Démocratie pour plaider en faveur du droit à la liberté, autant pourtant à l’inverse au titre de cette liberté certains se défilent d’assumer la responsabilité qui en découle. Poser tête-bêche liberté et responsabilité ôte à la liberté toute son essence, la jouissance de la liberté a pour corollaire naturel autant que moral la prise de responsabilité en rapport, l’exercice d’une liberté entend l’acceptation d’assumer la responsabilité pendante. C’est justement parce que l’on se trouve dans un régime de république basée sur le principe de la démocratie que le droit encadre l’exercice de la liberté et en conditionne l’usage. Le droit ? La belle affaire ! Tout le monde réclame des lois, nombreux agissent  comme si elles ne s’appliquent qu’aux autres, souvent chacun s’offusque des moindres peccadilles d’autrui en s’accordant la licence de commettre plus grave manquement. On a parfois le sentiment que la loi est faite pour être violée, sous-entendu par ceux seuls qui en possèdent l’art et la manière, de cet esprit la dérive que l’on sait une course qui récompense les plus rusés, derrière eux une nuée de demi-savants et d’apprentis-sorciers. Une fois encore c’est la voie publique qui par les scènes de la circulation sert de théâtre pour le mieux illustrer la débandade de la liberté.

 

Dans la rue comme sur route : attention je roule

Pour s’arracher des chaudrons des embouteillages c’est à chacun d’improviser sa formule pour se distinguer : prime à la resquille, tant pis pour les moutons. Quand toutes sortes d’inconduite, tel celui de faire demi-tour en pleine rue, tendent à apparaître modèles de réflexe, l’idée du «tout permis» devient  contagion, congestionnant encore davantage la circulation, alors le chaudron se fait enfer. Il est vrai que les taxi-be particulièrement à cause du laisser-aller d’une majorité des chauffeurs constituent une des pires plaies. Toutefois à la décharge de ces conducteurs on ne peut les tenir pour premiers responsables quand le système par lui-même organise entre taxi-be une concurrence sauvage, au détriment des autres usagers de la voie publique et à la fois au risque de leur clientèle. Exploitant l’évidence d’un indispensable service effectué par les taxi-be, les irresponsabilités remontent en cascade : les chauffeurs au devant de la scène, derrière eux les propriétaires qui tirent autant profit que les ficelles sur lesquelles pendent la carotte et le bâton, adrénaline des inconduites, en bout de chaîne les autorités publiques tant municipales que celles du pouvoir central, les unes comme les autres autant dépassées pour être capables d’y mettre bon ordre.

Évidemment plus qu’au préalable en faire une obligation de tolérance au nom d’une prétendue compassion et de justice en faveur des défavorisés, la circulation des chariots et pousses à traction humaine pour le transport de différents frets devrait faire l’objet d’un débat. À l’évidence même en petit nombre à braver l’interdiction de pénétrer au cœur de la ville là où ils passent ils constituent une gêne supplémentaire qui perturbe grandement le flot de la circulation. Sur les routes de jour en se présentant brutales surprises à l’amorce d’un virages, de nuit en raison du faible éclairage signalant leur présence et gabarit, les charrettes sont de véritables dangers, heureusement elles se font rares, malheureusement problème danger les gros cubes ont pris le relais en élevant le niveau et de beaucoup. Les convois exceptionnels méritent mention «très exceptionnel» tant nombreux nécessiteraient déjà de faire exception question charge et question gabarit en considération des routes. Nul besoin de sortir d’une grande école de TP pour imaginer combien les chaussées en souffrent, pas plus qu’il ne faut pas être énarque pour mesurer l’inadéquation de ces super-poids-lourds avec la largeur et la sinuosité des routes. Les bandits de grand chemin menacent de leurs apparitions, les gros-gros camions eux présents à presque tous les virages font de la RN2 sur tout le trajet d’Antananrivo à Taomasina un parcours à grands risques heureusement doté de la chance d’une multiplication de petits miracles permettant d’en réchapper. Ces miracles permettent de sauver non seulement nombreuses vies des usagers de la route, mais de leur irresponsabilité les responsables de la sécurité routière. Tel n’est pas le cas de ceux qui ont en charge les finances publiques quand celles-ci subissent des saignées dont on ne saurait imaginer le flot d’écoulement.

Deniers publics : danger d’hémorragie

Pauvre et peu regardant : la responsabilité réduite à la simplicité de formalité. Sur un an des centaines de milliards détournés et des milliers de milliards investis dans des marchés fictifs. Par contre loin du fictif ces informations, elles, appartiennent au domaine du réel, c’est le Conseil de Discipline Budgétaire et Financière, organe on ne peut plus officiel, qui a dressé cet état alarmant. Encore plus alarmant quand les responsables des fautes ont bénéficié de la faveur d’une discipline combien laxiste eu égard au barème des sanctions : des pénalités d’un montant entre 1/400 et 1/500ième des pertes subies par l’état. Trop grave pour que l’on ne revienne pas sur le sujet autrement que de façon purement informative.

Léo Raz        

 

 

           

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