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« Notre Planète est en danger » : Ramilison Besigara Zanany sonne le tocsin

« Notre Planète est en danger » : Ramilison Besigara Zanany sonne le tocsin

En hommage au maître incontesté du hira gasy, Ramilison Besigara, la troupe familiale a composé une nouvelle pièce fraîchement intitulée « Notre planète est en danger ».

Après le succès retentissant de « L’Opéra Hira Gasy de Madagascar », cette œuvre fait l’objet d’un film documentaire, un court métrage d’une durée de 25 minutes qui constitue ainsi le second film d’Emeline Raho­liarisoa, fille cadette de Rami­lison Besigara.

« Notre Planète est en danger » est un appel à la renaissance de Madagascar et un cri d’alarme au moment où l’urgence de protéger la Terre s’annonce de plus en plus évidente. « Ramilison Besigara et Perline Razafiarisoa ont rejoint les rangs des ancêtres. De leur vivant, ils ont constamment dit que les Amérindiens pensent que la planète Terre ne nous appartient pas, mais que nous l’empruntons à la postérité. Pourtant, la réalité est toute autre. Les forêts d’Amazonie, d’Afrique et de Bornéo, les poumons de notre Terre, sont détruites pour le commerce et l’industrie », a scandé Ramilison Besigara Zanany dans sa représentation.

Un film malgache et une auteure très atypique

Emeline est une réalisatrice au parcours social particulièrement atypique. C’est une artiste paysanne qui travaille la terre dans son village natal, loin de l’élite privilégiée et des grandes villes où la majorité des réalisateurs de film du pays sont originaires.

Tourné à la première personne, ce film raconte de l’intérieur les réalités, la réalisatrice étant elle-même artiste de hira gasy. « Emeline retrace la genèse de cet art né au XVe siècle avant d’emporter le spectateur au plus profond du social malgache, lors d’une cérémonie de retournement des morts. Après une dernière répétition  au bord de la rizière, la troupe, qui a été invitée au famadihana, a présenté pour la première fois la chanson en public. Quelques jours plus tard, elle l’a jouée une nouvelle fois devant des paysans, dans le village de l’artiste, à Mandrosoa Arivono­mamo », rapporte un communiqué.

Joachin Michaël

 

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