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Chronique: en attendant les résultats

Tout cuit rien n’arrive ainsi, auparavant le  plus souvent il faut se décarcasser. Parfois même concernant un changement, objectif d’un chantier et  raison d’un déploiement d’efforts requis de tous, les circonstances obligent à reculer alors que le but est d’avancer. Dure épreuve, sensation désagréable : période trouble que traversent actuellement les populations du secteur d’Itaosy, des heures de trajet (en voiture, taxi-be…) pour un parcours à vol d’oiseau de deux à trois battements d’aile . Avant de bénéficier d’une route en bon état (ce qui ne signifie pas le fin du calvaire sur un chemin ponctué par des étranglements de la circulation, en raison de l’étroitesse de l’unique route par rapport à la densité de la population) retour en arrière : la débrouillardise et le chacun pour soi. Mais même à faire appel à ces vieux réflexes faut-il encore les adapter à son temps avec les moyens du moment.

Deux formules ont apparu, quoique chacune exploitant des forces différentes sinon opposées quant à leur source, l’une avançant à l’huile de coude l’autre carburant à l’essence. Dans l’affaire les deux formes initiative témoignent d’un même esprit, celui d’exploiter toute opportunité pour entreprendre avec l’idée d’en dégager profit ne fut-ce que de façon ponctuelle sur une courte période. À défaut d’existence des bonnes vieilles pirogues l’idée de se déplacer sur l’eau est revenue, rapidement des sortes de radeau ont fait surface. Plus besoin de radio-trottoir ou d’autre tam-tam pour alerter le relais par des taxi-be sur l’autre rive, le mobile a suffi à mobiliser tout un système D pour assurer une correspondance. Des scootéristes et motards ont profité de l’occasion pour se rendre utiles : contre rémunération nombre d’entre eux se proposent de véhiculer les personnes désemparées, effrayées d’avoir à parcourir à pieds les deux à trois kilomètres avant de traverser l’Ikopa. Piroguiers de circonstance et motards improvisés taxi fonctionnent évidemment en mode informel. 50% au moins des scootéristes n’ont contracté aucune police même pour couvrir leur responsabilité civile, la question d’assurance concernant le transport de passager contre rémunération ne se pose pas, alors que le problème des accidents se pose de façon aigu tant les risques sont élevés. Bizarre, lorsque l’on en parle tout le monde prétend en être conscient, au pays où l’arrangement à l’amiable prête solution à tout conflit, de façon unanime les avis s’accordent à estimer que pour une période si courte inutile de mettre en branle toute la machinerie de l’assurance, à l’inverse les mêmes gens râlent après la longueur excessive du temps que dure ce chantier.


Léo Raz         

 

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