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Revendications : le Sefafi accable les enseignants-chercheurs

Revendications : le Sefafi accable les enseignants-chercheurs

La grève des enseignants-chercheurs ne passe pas inaperçue aux yeux des observateurs, notamment ceux de l’Observatoire de la vie publique (Sefafi) qui dénonce la culture du privilège en ne mâchant pas ses mots.

Les revendications des enseignants-chercheurs ne seraient pas totalement fondées. Selon le Se­fafi, elles comporteraient des faits plus ou moins suspects. Le ministère de tutelle a soulevé la limitation des heures complémentaires compte tenu des heures normales de travail. «Les grévistes s’insurgent contre un projet de limitation des heures complémentaires à 1.500 heures par année universitaire et par universitaire. Certains d’entre eux, il est vrai, vont jusqu’à déclarer 3.000 heures par an et empochent plusieurs dizaines de millions d’ariary en complément de leurs salaires et autres in­demnités», a indiqué la so­ciété civile dans son communiqué publié hier. Cepen­dant, «Un simple calcul suffit à constater l’aberration d’une telle posture», a-t-elle poursuivi.

Obligations

D’autre part, le Sefafi es­time également que les en­seignements-chercheurs, en tant que fonctionnaire, sont soumis à quelques obligations, notamment la présentation de leur compte à un agent comptable. Ce qui n’est pas le cas puisqu’il n’y a pas d’agents comptables dans les universités. «Pour­quoi donc une université publique bénéficiant, même partiellement, d’un budget émanant de l’Etat, refuserait-elle d’ouvrir ses comptes à un agent comptable ?», s’est-interrogée la société civile tout en qualifiant ce refus de «suspect».

Enfin, le Sefafi pointe également du doigt les sorties en mission des enseig­nants-chercheurs. «Les en­seignants sont des fonctionnaires. Toute sortie nécessite une autorisation, car l’Etat doit protéger ses agents en déplacement», a-t-elle fait savoir. Cependant, ceux-ci semblent ne pas s’y conformer. «Ils veulent garder le privilège de voyager à l’extérieur à leur convenance, à l’instar d’une personne travaillant pour son propre compte, mais avec la sécurité du statut de fonctionnaire en plus», a déploré le Sefafi alors que «Le seul fait d’être fonctionnaire entraine cette obligation d’autorisation préalable».

L’Observatoire de la vie publique souhaite ainsi un meilleur comportement de la part des enseignants-chercheurs. «Ils devraient représenter l’élite intellectuelle du pays. Ils se doivent ainsi, par leur comportement, d’être exemplaires dans l’effort commun pour l’amélioration des pratiques au sein du secteur public», a-t-il conclu.

 

T.N

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