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Primes de 750.000 USD des Barea : Atallah Béatrice “le compte est bon”

Primes de 750.000 USD des Barea : Atallah Béatrice “le compte est bon”

Une semaine après le départ du Comité de normalisation à Isoraka, c’est-à-dire le 2 septembre, la Confédération africaine de football (Caf) a viré sur le compte de la Fédération malgache de football (FMF) le reste des primes de qualification des Barea, d’une valeur de 750.000 dollars. L’ancien CDN a mis les pendules à l’heure.

Cible de nombreuses critiques suite à un article paru dans le journal français Le Monde, sur le non-paiement des primes de performance des Barea, l’ancien Comité de normalisation, par le biais de sa présidente Atallah Béa­trice et en commun accord avec les autres membres, refait surface le temps de mettre le point sur le « i ».

Sans vouloir offenser qui que ce soit, elle a d’abord précisé qu’outre les primes de qualification et de performance des joueurs, « Nicolas Dupuis nous a également exigé le paiement des primes de participation et de perte de salaire pour le staff. Nous en avons la preuve ». Avant de déclarer que « Le Comité de normalisation a déjà tout réglé. »

Rien à cacher

En ce qui concerne les primes de qualification, elle a tenu à clarifier les choses d’une manière chronologique. « Au départ, les joueurs ont demandé 214.000 euros, mais face aux problèmes de trésorerie, nous avons négocié afin de pouvoir payer la moitié d’abord. 107.000 euros pour les joueurs tandis que la somme restante a été destinée au staff », a-t-elle fait savoir.

« Ensuite, il y a eu les primes octroyées par le club de partenaires d’une valeur de 3000 euros par personne, selon les joueurs eux-mêmes. Enfin, le président de la République leur a offert la somme de 700 millions d’ariary que le capitaine des Barea s’est empressé de déclarer comme la moitié restante de leurs primes de qualification», a-t-elle poursuivi avant de rajouter que « Les joueurs ont donc bénéficié de trois paiements».

Après cette première étape, le Comité de normalisation a fait face au paiement des primes de performance. Là encore, elle a dévoilé un détail qui fera vague. « Les joueurs n’ont pas voulu inclure Nicolas Dupuis dans la liste des bénéficiaires, mais on était con­tre, d’ail­leurs le  coach a eu droit à sa part », selon ses dires.

De qui se moque-t-on ?

«  Concernant les primes de performance, nous avons négocié avec les joueurs pour qu’ils acceptent de laisser un petit pourcentage pour payer les dettes et pour préparer les éliminatoires du Championnat d’Afri­que des nations. Ils ont accepté de ne toucher que les 78% de la somme totale », a-t-elle évoqué.

Sauf que le Comité de normalisation n’a pas pu honorer qu’une partie de la somme indiquée. « En effet, le 12 juillet 2019, les joueurs ont reçu 250.000 dollars de la Caf », a-t-elle expliqué. Et, « Curieusement, une fois que nous avons cédé la place, le reste des primes est arrivé dans le compte bancaire de la FMF. Pourtant, à maintes reprises, nous avons de­man­­dé à ce qu’on nous les envoie pour éviter tout retard de paiement », a-t-elle souligné.

La vérité est ailleurs

Puisque tout est en ordre, Atallah Béatrice se demande si la raison qui a poussé Nicolas Dupuis à refuser la signature d’une prolongation de contrat, est  tout autre.

« Il nous a annoncé qu’il va toucher prochainement 12.000 euros, après avoir dénoncé devant la presse du continent que son salaire à la tête des Barea, ne lui suffit pas pour vivre», a-t-elle évoqué. Or, d’après les informations re­cueillies, le chiffre avancé semble être loin de ses attentes.

Normalisation

En tout cas, si le Comité de normalisation a connu toutes les peines du monde à normaliser les finances de la FMF, c’est en grande partie à cause de la gestion catastrophique de l’ancienne équipe fédérale. Atallah Béatrice et son équipe ont dû faire le grand écart pour joindre les deux bouts faute de budget, quitte à demander des mesures exceptionnelles à la Fifa pour subvenir aux besoins du football malgache.

« Pour éponger les dettes de l’année 2018, par exemple, nous avons dû utiliser une partie des subventions du premier semestre 2019. Et, pour les activités du deuxième semestre, il a fallu remplir certaines conditions, dont la présentation du rapport financier 2018 que l’équipe sortante n’a pas faite. Du coup, il n’est pas étonnant s’il y a eu du retard alors que le paiement aurait dû être fait en juillet. Mais grâce au travail de notre équipe, la FMF commence à récolter les fruits et à recevoir les subventions du deuxième semestre », a-t-elle conclu.

Rakoto

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