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1650 Mercredi ! École buissonnière

Armes inégales pour un duel à distance

Le remake «du bon, de la brute» a fait un flop. Même en l’absence du troisième personnage, réduisant de fait la bataille en un duel, de suite est apparue une erreur de casting. Le costume du «bon» ne seyait pas à Marc Ravalomanana, si tant est que dès fois auparavant il ait su s’en bien vêtir, d’autre part aux yeux du public il ne fait plus le poids pour jouer les terreurs et espérer donner le change à incarner la «brute». Une occasion de s’abstenir  une fois encore ratée ! Rien ne l’obligeait à entreprendre ce pastiche d’un spectacle pour lancer une sorte de message à la population seulement dans le but de faire écho à l’entretien adressé au peuple par le Président de la République, une fonction dotée d’apparats et de tout un appareil qui en habillent le cérémonial et en assurent la force de frappe et dont jusqu’en Janvier 2024 seul peut se parer Andry Rajoelina.

Possible que le désormais «ex-à-perpétuité» mûrissait de bonnes intentions, notamment celle de munir du rayonnement de sa popularité qu’il persiste à s’illusionner intacte, le  poulain désigné aux municipales d’Antananarivo, mais l’exercice mal à propos de surcroît pas bien ficelé risque de n’avoir que desservi ce dernier qui déjà sans nullement besoin de cet autre caillou dans ses souliers risque la promesse d’aller dans le mur.

Insipidité d’un constat face au réalisme des solutions

Même à l’époque des postes à galène la radio balbutiante ne se satisfaisait pas de lancer des messages aussi décourageants pour croire revigorer la population. «Ici Londres» n’avait nulle tentation de rappeler à la population française la pénibilité d’une situation de guerre pour la mobiliser à mener différentes formes de résistance. Ce n’est sans doute pas en annonçant à la population qu’elle baigne dans la m… que l’on obtient des chances de gagner sa sympathie et d’exciter son réflexe à venir en retour se jeter dans ses bras. À l’aune du contenu de l’assiette quotidienne et des inquiétudes à vivre dans un climat d’insécurité chacun par son vécu a suffisamment les moyens d’apprécier le niveau des difficultés pour que l’on ne vienne lui casser les pieds à enfoncer le clou comme dans le but de l’aider à ouvrir les yeux et de le convaincre de l’existence d’une crise. Crise ou pas crise les gens n’ont rien à faire d’une qualification de la période qu’ils traversent et n’attendent que des solutions appropriées aux difficultés et problèmes qui les taraudent au présent.
À l’opposé du discours de Monsieur Ravalomanana le Président Rajoelina a opportunément saisi les sujets qui préoccupent principalement l’opinion du moment pour annoncer les solutions qu’il a décidées, des solutions parfois en contradiction à des communications exprimées auparavant par certains de ses collaborateurs. Entre autres il a tenu à réaffirmer le droit de toutes et de tous d’aller et venir quand des mesures appliquées aux frontières tendaient à restreindre aux femmes la jouissance de ce droit. S’il est actuellement un problème brûlant qui remue le public, c’est bien le scandale des fuites de sujets du baccalauréat. Des bruits et des remous ont alimenté de solutions et de fantaisies la polémique, le Président a tranché. On peut être en total désaccord avec les solutions qu’il a avancées, et même si l’on s’interroge sur le bien fondé d’un système dans lequel l’irresponsabilité semble se faire règle, on est amené à reconnaître que dans ses fonctions le président, lui, a pris ses responsabilités.

 

Municipales et communales des élections d’un autre genre

Friand de spectacle le public en majorité penche à faire crédit aux commentateurs qui voient dans les communales un troisième round du combat Rajoelina-Ravalomanana. À elle seule la présidentielle a classé l’affaire par une victoire aux points remportée par Andry Rajoelina, les législatives n’ont fait que confirmer l’issue et sonner la fin du combat. Certes les partis et plates-formes en soutien de l’un ou partisans de l’autre livrant bataille en de nombreuses communes ne manquent pas de faire référence et d’adresser un coup de chapeau à leur champion respectif, mais au concret dans maintes communes, il y a des chances que la personne du candidat influera au moins autant que le maillot qu’il porte sur le choix des électeurs. Aussi les candidats ne pourront pas se contenter à jouer petit en se satisfaisant de prêcher dans leur seule chapelle à des convertis, les circonstances prêtent à essayer de mordre dans l’électorat des concurrents, non seulement pour le plaisir de réaliser un score flatteur, ou de marquer un point politique, mais surtout dans la perspective d’obtenir une forte légitimité pour bien gouverner en ayant des coudées franches une fois à la tête de la municipalité. Il n’est pas question de voter pour avoir un bon maire, on vote pour avoir un maire qui puisse être bon. Voter en masse contribuera à réaliser ce souhait.


Léo Raz           

   

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