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Il était temps

Il était temps

«Le temps perdu n’existe pas, mais il n’y a plus de temps à perdre ». Cette déclaration est du professeur Patrick Boucheron, en guise d’introduction à la leçon inaugurale de la chaire permanente sur « Histoire et d’archéologie des mondes africains », au Collège de France. Pour dire qu’en dépit de cette reconnaissance tardive, il vaut mieux se tourner vers l’avenir. Il faut dire que l’anachronisme est flagrant.

En effet, si l’Histoire de l’Afrique ancienne entre au Collège de France en octobre 2019, celle de la France, elle est connue de tous en Afrique francophone, dès le XIXe siècle. Aussi paradoxal que cela puisse paraitre, les livres d’Histoire qu’on donne aux collégiens, aux lycéens et aux universitaires d’Afrique, y compris Madagascar, relatent ceux de l’Europe, des États-Unis et d’Asie.

 Résultats, on acquiert plus de connaissance sur l’Histoire des autres plutôt que sur la nôtre. Pire encore, l’Afrique lui-même ne connait pas son Histoire ancienne. Il suffit de demander qui sont les Ibn Battuta, Aimé Césaire, Cheikh Anta Diop ou encore Joseph Anténor Firmin pour le comprendre. A l’inverse, les Christophe Collomb, Marco Polo et Jules César sont connus de tous.

Moralité : Pour nous autres Malgaches ou Malagasy, c’est selon les sensibilités, il est peut être temps de revoir aussi la copie de nos manuels d’Histoire. Car, l’Histoire ancienne de Madagascar n’apparait aux manuels d’Histoire que tardivement et plus encore, elle ne se focalise que sur quelques détails.

Et comme le disent certains, mieux vaut tard que jamais. Il serait peut-être judicieux d’y mettre un terme à ce paradoxe. Bien évidemment, à maintes reprises, certains intellectuels ont déjà évoqué ce sujet, mais ne l’ont jamais concrétisé.

J.P

 

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