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Ça bruisse donc ça bouge

Ça bruisse donc ça bouge

Question informations on n’a pas à se plaindre, cette semaine les nouvelles se sont succédé rivalisant d’importance. La résonance d’un événement ne permet pas nécessairement de lier au fait ou à l’acte une appréciation (démolition et construction peuvent retentir des mêmes bruits de coups de marteau) ni n’autorise la possibilité de présumer d’intentions louables ou de motifs détestables à l’origine.

A l’inverse la multiplicité des nouvelles témoigne d’une société en mouvement. Ça bouge, dans tous les sens, des pires aux plus prometteurs : fuite des sujets du baccalauréat; crédits jouant à cache-cache dans les sphères dirigeantes du ballon rond; candidats qui se frayent une tribune de proximité dans les marécages de la pauvreté pour présenter à la population leur offre de sortir la ville du marasme en contre-partie de les élire maires; lancement de chantier pour la construction de  logements à grande échelle, opération indispensable pour le développement.

Le mouvement en marche, difficile de l’arrêter. Suivre la tendance s’apparente en partie à faire «le pari de Pascal», mais surtout ça ressort du devoir à respecter la démocratie. Le peuple a confié le pouvoir à Andry Rajoelina, laissant à chacun la liberté d’exprimer des idées à l’opposé de celles du pouvoir, toutefois le droit de contester le bien fondé des idées n’autorise pas à mener des opérations destinées à saper le fondement de l’action. Frontière litigieuse qui prête à polémiques chaque fois que surgit un sujet à scandale ou une menace de crise.

La fuite des sujets du bac dénote-t-elle d’une manœuvre de déstabilisation ou d’une incapacité deshats responsables ? La ministre se dédouane en invoquant son sens de responsabilité à l’obliger de poursuivre sa mission, sans parvenir à se blanchir aux yeux d’une partie du public qui inclut dans les obligations d’un ministre le devoir d’assumer une responsabilité solidaire avec ses collaborateurs et de tirer les conséquences des erreurs commises par ces personnes qu’il a choisies.

Léon Razafitrimo

 

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