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Maintien des valeurs traditionnelles : un atout de conservation de la biodiversité

Maintien des valeurs traditionnelles : un atout de conservation de la biodiversité

La chercheuse au Centre national de recherches sur l’environnement (CNRE) et doctorante en anthropologie à l’université d’Antananarivo, Arlette Ravolatsara, a soutenu que le maintien des valeurs traditionnelles par les communautés locales est un atout de conservation de la biodiversité. Elle a défendu ses idées au cours d’une conférence à l’IFM Analakely, samedi dernier, sous le thème «Les savoirs locaux, atouts pour la conservation de la biodiversité».

Selon l’étude qu’elle a menée dans la réserve Menabe Antimena, notamment à Kiboy, un village dominé par des autochtones, les habitants ont encore une conception des valeurs traditionnelles et les respectent. «Ils perpétuent encore la culture léguée par leurs ancêtres. Pour eux, la forêt est un abri des esprits, de leurs ancêtres», a-t-elle indiqué. Donc, il y en a des endroits tabous qu’il faut à la fois conserver et préserver. Ce qui n’est pas pourtant le cas de Kirindy et Lambokely, des villages hétérogènes et dominés par la culture d’arachide et de maïs. «Ce  qui nous permet de dire que dans ces zones, la société et la biodiversité sont en relation étroite, tant du point de vue économique et subsistance, que du point de vue religieux», a-t-elle appuyé.

Dans sa conclusion, Arlette Ravolatsara a noté que la réserve reste toujours menacée. «Selon les rapports, 19% des forêts ont été détruites entre 2000 et 2015 et 33,6% d’ici 2020 si on ne trouve pas vite une solution. Une situation très alarmante qui nécessite la mobilisation de l’Etat, des institutions étatiques ou organismes non gouvernementaux et même des bailleurs de fonds», a-t-elle conclu.

Sera R.

 

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