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Mal des transports

Mal des transports

C’était à prévoir. Le transfert des coopératives de taxi-brousse desservant la RN2, d’Ambodivona vers la nouvelle gare routière d’Andohatapenaka ne se passera visiblement pas sans heurts. Comme pratiquement à chaque mesure prise d’ailleurs, quelle qu’ait été la période ou le régime. Au pays, le changement fait toujours grincer des dents et particulièrement dans le domaine des transports.

Force est pourtant de constater que la qualité des transports publics (terrestres du moins) n’a d’égal que le niveau de désordre qui y règne, en témoignent les plaintes incessantes des usagers inondant les réseaux sociaux. Ce à quoi les acteurs répondent par des arguments faisant fi des cahiers de charges auxquels ils ont eux-mêmes souscrit volontairement. Et lorsque viennent les directives des autorités compétentes pour or­ganiser le secteur, la grogne monte systématiquement.

Cela ne peut plus continuer. Face différents problèmes qui rongent les transports, il faut une véritable remise en ordre. Et l’Etat n’est pas uniquement là pour se faire réclamer chaque fois les subventions ou autres allocations. Il  intervient justement pour mettre en place un cadre réglementaire ainsi que des infrastructures viables pour toutes les parties prenantes, les transporteurs comme les usagers. Et à moins de ne vouloir se complaire dans la confusion et la médiocrité, on ne pourrait que se réjouir de l’existence de structures telles qu’une gare routière aux normes dont on savait d’ailleurs depuis de nombreux mois qu’on y déménagerait un certain nombre de lignes.

Accidents routiers, routes exécrables, embouteillages, insécurité… constituent, dans l’état actuel des choses, autant de maux qui minent le secteur des transports. Mais à y voir de plus près, la résistance au changement s’avère définitivement un mal bien plus grave et plus profond.

N.R.

 

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