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Absence de licence d’exploitation : des stations audiovisuelles dans le collimateur

Absence de licence d’exploitation : des stations audiovisuelles dans le collimateur

Les radios et journaux lancés après la suspension de la délivrance de licence d’exploitation par le ministère de la Communication risquent la fermeture. Mais avant la sanction, le ministère leur a lancé un avertissement verbal.

Quelques stations de radio et de télévision ainsi que certains journaux lancés récemment seraient en situation irrégulière. Des irrégularités au­quel le ministère de la Communication et de la culture compte mettre fin. Ain­si, lors d’une conférence de presse organisée hier, le DG de la Communication, Tia­ray Fanahimanana, a sommé les propriétaires de ces stations et journaux à cesser immédiatement leurs activités.

« Nous avons observé en quelques semaines l’ouverture de radios ou le lancement de journaux ou encore de presse en ligne au niveau de quelques districts. Les enquêtes que nous avons menées par rapport à ces stations nouvellement créées nous ont permis de découvrir que leur ouverture n’a pas suivi les procédures prévues par les textes en vigueur », a-t-il indiqué.

Pour l’instant, le ministère se contente d’un avertissement verbal dans l’objectif de conscientiser les propriétaires de ces moyens de communication qui se trouvent dans une situation informelle. Cette période de conscientisation ne va pas durer longtemps, car si la situation ne change pas d’ici quelques semaines, une lettre de rappel sera envoyée aux propriétaires de ces stations et journaux. Si ces derniers persistent encore à poursuivre leurs activités dans l’illégalité, le ministère leur enverra une lettre de mise en demeure demandant pour la dernière fois l’arrêt de leurs activités.

« Une fois que toutes les procédures sont épuisées et que les radios et journaux concernés insistent encore à émettre et à publier, le ministère va demander auprès de la Justice une autorisation de saisie de leur matériel ainsi que la fermeture de ces stations », a souligné le Directeur de la Régu­lation des médias auprès du ministère de la Communi­cation et de la culture, Safidy Ramarolahy.

Code de la Communication

La plupart des stations et des journaux ne disposant pas de licence d’exploitation, une dizaine selon le ministère, se trouvent dans le district d’Antananarivo, d’Am­ban­ja, d’Antsohihy, de Fara­fangana, ou d’Ambovombe. Parmi eux figurent également des bouquets de télévisions par satellites. Leurs propriétaires n’auraient mê­me pas pris la peine de mettre les Directions régionales de la communication au courant de leurs activités. Un acte qui constitue une violation flagrante du Code de la communication médiatisée ainsi que du cahier des charges existant.

Le ministère a par ail­leurs rappelé qu’aucun nouveau journal ou nouvelle station de radio et de télévision ne pouvait être lancé depuis le 19 mars. Une note ministérielle prise à l’époque sus­pend provisoirement la délivrance de licence d’exploitation dans le domaine de l’audiovisuel jusqu’à la mise en vigueur du nouveau texte régissant la Communication. Pour cause, le nouveau texte en question contiendrait de nouvelles dispositions permettant de mettre de l’ordre dans le monde de la presse à Madagascar.

Tsilaviny Randriamanga

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