Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Continuité dites-vous ?

Continuité dites-vous ?

Vingt-deux. C’est le nombre des accords signés entre Madagascar et le Maroc en 2016, lors de la visite du Roi Mohammed VI. Au-delà du symbolique de la signature, tout le monde attendait du concret, mais rien n’a été fait par la suite. Il faut dire que les accords avaient touché de nombreux domaines tels que le tourisme, l’agriculture, l’éducation, l’enseignement supérieur et bien d’autres encore.  Toujours est-il que rien n’a été accompli durant les années qui ont suivi les signatures. Les techniciens qui ont passé des nuits blanches à les élaborer ont dû d’ailleurs beaucoup ruminer après. Des nuits blanches à choisir des mots adéquats sans froisser les uns et les autres, tout en préservant les intérêts de chacun. Patatras ! La démarche s’est arrêtée dès que la signature ait été apposée.

Toujours est-il qu’aujourd’hui, l’actuel chef de l’Etat a décidé de prendre les taureaux par les cornes en choisissant de réaliser ce qui doit être fait plutôt que de passer du temps à signer. Est-il pour autant un opportuniste ? Les phrases récentes d’un ministre, reprenant au passage les citations de sa grand-mère, résument tous les commentaires. «C’est bien de le dire, mais c’est mieux de le faire ». Et lui d’ajouter, « tout le monde peut dire ce qu’il veut, le président de la République lui, il fait ». Clair et net.

Pour pousser encore plus loin dans cette logique. La résolution des Nations Unies sur les îles malagasy date de  9 novembre 1979, mais c’est en mai 2019, soit 40 ans plus tard que la voie s’éclaircit, car les deux présidents, malgaches et français, évoquent officiellement le sujet. Alors, faudrait-il encore attendre 40 ans de plus pour promouvoir d’autres coopérations signées auparavant ? La continuité de l’Etat est un principe logique qui veut qu’un gouvernement poursuive les engagements pris par son prédécesseur.  Ce n’est pas pour autant qu’il faudrait le crier sur tous les toits à chaque fois que l’on concrétise un projet. Sinon, il faudrait mettre les noms de tous les anciens présidents aux projets à venir.

J.P

Les commentaires sont fermées.