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Chronique : une quadrature du cercle

Booster d’une force centrifuge le dynamisme centripète

 

L’IEM (Initiatives pour l’Émergence de Madagascar) s’est faite discrète ces derniers temps, étant pourtant la base même des actions qui ont fait l’objet des velirano du Président on peut penser que ce silence correspond au temps nécessaire pour la mise en place des structures utiles à entreprendre l’action. Tisser un réseau pour assurer une efficacité sur le territoire apparaît indispensable, dans cet esprit afin d’innerver d’une même vitalité les ramifications, on ne peut faire l’économie de créer des centres nerveux pour relayer l’influx. Les Régions présentent alors les caractéristiques idéales pour établir ces centres de relais, mais du coup le schéma viendrait non seulement à se superposer au dessin (qui n’était certes qu’au stade larvaire de dessein) de la décentralisation, mais viderait de son sens l’idée de décentralisation, une collectivité décentralisée ne saurait rivaliser avec un représentant du pouvoir central disposant de moyens autrement mieux nourris.

La construction du système de décentralisation s’écroulerait d’elle-même, aussi la nomination de ces «puissants patrons» que l’on annonce pour bientôt à la tête de chaque Région serait d’un mauvais effet sur l’adhésion de la population  pourtant mieux disposée à renouer avec la politique et peut-être à le manifester par une bonne participation au vote lors des prochaines municipales et communales.
Pourtant le peuple s’impatiente, le rythme fou qu’impose le système mondial n’épargne pas de ses effets pervers la population de l’Île. Le gouverneur de la Banque Centrale a beau rassurer l’opinion à propos de la résistance de l’Ariary, les gens en tiennent peu compte et s’attachent à calculer la valeur de la monnaie uniquement à l’aune du pouvoir d’achat qui leur parait s’affaisser de jour en jour.

Soit à cause du dérangement climatique soit en raison des conflits qui se règlent par les armes ou par des mesures de rétorsions économiques réciproques apparentées à des guerres de tranchées, des crises graves se dessinent pour durcir encore plus les conditions matérielles et dans cette foulée les incidents qui perturbent l’approvisionnement mondial en pétrole pourraient ici dans le pays provoquer des incidences autres que celles qui ont fait récemment l’objet d’un bras de fer entre le pouvoir et les distributeurs de carburant.

Préparer des lendemains qui chantent et tout à la fois se préparer à affronter des jours sombres, deux impératifs qui hantent l’esprit et pour lesquels l’échafaudage de stratégie ne dispense pas d’entreprendre les actions adéquates parfois contradictoires.


Léo Raz          

 

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