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Pôle anti-corruption : la Cour criminelle reprend du service

Pôle anti-corruption : la Cour criminelle reprend du service

Après quelques semaines de répit, la Cour criminelle ordinaire auprès du Pôle anti-corruption (Pac) reprend du service à partir d’aujourd’hui. La 2e session de l’année de cette juridiction durera une semaine.

Du 16 au 20 septembre. C’est la durée de la 2e session de la Cour criminelle ordinaire du Pôle anti-corruption (Pac) d’An­ta­nanarivo, sauf changement de dernière minute. Cette semaine verra ainsi des allers et retours des «gros bonnets» auprès de cette juridiction. Lors de la première session de cette juridiction, treize dossiers sur les 70 prévus ont été traités en août dernier. A cette occasion, 38 personnes ont été inculpées, dont certaines condamnées.

Sauf rajout, on examinera encore 57 dossiers devant cette juridiction. Afin de traiter tous les dossiers, la Cour criminelle ordinaire prévoit par ailleurs plusieurs sessions jusqu’à la fin de l’année. En effet, parmi les personnalités attendues devant cette Cour figure, entre autres, l’hôtelière Claudine Ra­zaimamonjy, car le Pac n’a pu traiter que deux des quatre dossiers qui lui sont parvenus. L’opérateur économique et principal financier de l’ancien parti présidentiel, Mbola Rajaonah, devra lui-aussi y comparaitre dans le cadre deux dossiers.

Des anciens hauts responsables étatiques

A cela s’ajoutent, l’ancien haut responsable auprès du ministère de l’Aménage­ment du territoire, Hasim­pirenena Rasolomam­piono­na, récemment élu dé­puté dans le district de Fandriana, ainsi que le sénateur Berthin Randriami­haingo. Pour rappel, ce dernier est impliqué dans une affaire de détournement de fonds et de marché fictif.

Durant  la dernière session de la Cour criminelle ordinaire auprès de la Pac d’Antananarivo, dix affaires ont été jugées avec, au total, une soixantaine de personnes impliquées dans des faits de corruption. En tout cas, il semble que la majorité des personnes impliquées dans des dossiers «louches», sont jusqu’ici d’anciens res­ponsables étatiques usant et abusant de leur fonction. C’est notamment le cas de l’entrepreneure Marie Joce­lyne Léonard Razafin­dra­ba­koarisoa, dit Peta, qui avait écopé de cinq ans de travaux forcés ou encore des anciens directeurs au sein du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation.

Certains se trouvent cependant à l’abri grâce à leur parapluie d’anciens mi­nistres ou de Chef de gouvernement. Leur poursuite devrait en effet attendre les «invitations» de la Haute cour de justice (HCJ).

J.P

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