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Justice – Ingérence : le ministre met en garde

Justice – Ingérence : le ministre met en garde

Face à des cas qui s’apparenteraient à une forme d’ingérence dans les affaires judiciaires, le ministre de la Justice a lancé une mise en garde. Il a ainsi souligné que des cas comme la non-exécution d’une décision de justice sont passibles de sanction pénale.

Le ministre de la Justice, Jacques Randrianasolo, est sorti de son silence pour dénoncer ce qu’il con­sidère comme une forme d’immixtion dans les affaires de la Justice. Une déclaration qu’il aurait faite sans doute face aux cas qui s’apparenteraient à une ingérence de la part de certaines personnes ou entités dans l’application des décisions prises par les tribunaux.

« Le pouvoir judiciaire ne s’immisce pas dans les affaires du pouvoir législatif, ni même de l’exécutif. C’est pour cette raison que j’insiste pour que personne ne s’interfère pour empêcher la Justice de faire son travail », a déclaré Jacques Ran­drianasolo en marge d’une cérémonie d’inauguration à Mampikony, ven­dredi.

Selon les explications du garde des sceaux, certaines personnes auraient osé ces derniers temps dicter à la Justice ce qu’elle doit faire ou non. D’autres quant à eux ne se priveraient pas d’empêcher l’exécution d’une dé­cision rendue par la Justice alors qu’il s’agit d’une in­fraction punie par l’article 321 du Code pénal.

« Tout le monde veut ins­taurer un Etat de droit, mais personne ne veut respecter les principes qui constituent son fondement. Je tiens à préciser que ce n’est pas le fait d’aller au bureau de doléances qui empêcherait la Justice de faire son travail comme il se doit. Une décision judiciaire doit être appliquée quoi qu’il arrive », a-t-il martelé.

Pression

Le ministre de la Justice n’a pas donné plus de pré­cision, mais il aurait sans doute fait allusion aux réactions des récentes déclarations d’ONG ou autres en­tités. Pour cause, certaines entités ont pris l’initiative d’interpeller la Justice sur ce qu’elle doit faire par rapport au cas de certaines personnes placées en détention préventive. C’est également le cas des personnes qui veulent faire pression sur l’appareil judiciaire pour que celui-ci libère un natif de leur région ou un membre de leur association.

Par ailleurs, Jacques Ran­drianasolo a réitéré la vo­lonté de son département à poursuivre la lutte contre la corruption. Il a fait savoir que le ministère poursuivra, après Antananarivo et Toa­masina, l’installation de caméras de surveillance dans certains tribunaux et maisons carcérales des quatre autres provinces. Entre-temps, l’inauguration de nouveaux bâtiments continue. C’était le cas à Mampikony où un nouveau Palais de Justice a été inauguré vendredi.

 

Tsilaviny Randriamanga

 

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