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Madagascar il y a 100 ans

Les usines frigorifiques ou de conserves à Madagascar (2)

 

(Suite et fin.)

Cela ne va pas tout seul, paraît-il, mais cette société escompte sans doute les relations personnelles de son nouvel agent à Tananarive pour faire lever certaines difficultés.

Nous, colons, qui peinons à Madagascar, nous demandons d’être défendus contre un tel accaparement et nous espérons que la politique de camarade, et même de ce cher camarade, a fait son temps. Nous demandons untraitement égal pour tous. Et si les nombreux inconvénients, que je passe sous silence aujourd’hui et qui feront l’objet d’autres articles au sujet de l’usine de Tamatave, n’étaient pas jugés suffisants par notre administrationsupérieure pour refuser l’autorisation sollicitée par la nouvelle usine à Tananarive, j’espère tout au moins que cette autorisation ne serait accordée qu’à condition de la part de la société demanderesse d’entretenir et d’élever un cheptel important et de justifier au préalable de la mise au point d’un élevage rationnel portant sur toutes les espèces que cette société est dans l’intention d’exploiter.

L.B.

 

Pénurie de fonctionnaires

Il y a, paraît-il, à Madagascar pénurie de fonctionnaires.

En effet, peu nombreux sont ceux qui, mobilisés dans la Colonie et envoyés en France, sont revenus à Madagascar.

Un assez grand nombre sont morts pour la Patrie, d’autres ayant conquis des grades dans l’armée y sontrestés, et enfin les autres ont été continuer leurs services en Tunisie, au Maroc, etc. Aussi les Services de la Colonie sont-ils quelque peu désorganisés, ce qui retarde souvent la solution de certaines affaires urgentes au grand préjudice des colons.

La charcuterie à Tamatave

Nous sommes très mal servis sous ce rapport, ce qui se vend à Tamatave comme charcuterie est détestable. Si l’on veut avoir quelque chose de bien apprêté, on est obligé de le faire venir de Tananarive. Ce serait la pourtant une source de revenus pour un charcutier consciencieux qui vendrait de la viande de porc, du boudin, des saucisses, etc. de bonne qualité, même le double du prix auquel se vend la charcuterie du bazar qui est de la cochonnerie dans toute l’acception du mot.

Le Tamatave

www.bibliothequemalgache.com

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