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Communales dans la capitale : l’ère des Ravalomanana révolue

Communales dans la capitale : l’ère des Ravalomanana révolue

Les postulants aux postes de premier magistrat des villes de Madagascar seront connus ce jour. Alors que les grosses pointures n’ont pas encore dévoilé leur candidat, pour la capitale, le clan Ravalomanana persiste encore à rester aux manettes. Un suicide politique à l’horizon.

La clôture du dépôt de candidature aux communales aura lieu ce jour, à 17h. Si la majorité des partis n’ont pas encore dévoilé leur « homme providentiel », certains tentent déjà de préparer l’opinion. C’est le cas notamment des proches de l’ancien président Marc Ravalomanana. Ces temps-ci, en effet, des groupuscules politiques in­sis­tent pour que le fondateur du Tim se présente aux communales de la capitale. Il fut un temps où la cote de popularité l’ancien maire de la ville était au plus haut. Sauf que ce n’est plus le cas ces temps-ci. L’ancien président n’est plus ce qu’il était dans la Ville des Milles.

Et pour cause, le bilan désastreux de l’actuel maire ne joue pas en sa faveur. En effet, même si officiellement Lalao Ravalomanana est la maire élue, c’est son époux, en tant que conseiller spécial, qui tire les ficelles. C’est donc en toute logique qu’il est considéré comme le responsable du bilan de la CUA de ces quatre dernières années. On ne citera que la montée en puissance des marchands de rue à travers la multiplication des boxes dans chaque coin et  recoin du centre-ville. A cela s’ajoutent l’anarchie totale au niveau de la circulation où les tireurs de pousse-pousse imposent leur loi ou encore l’octroi des contrats opaques à certains opérateurs. Plus encore, la question du ra­mas­sage d’ordures, qui fait l’objet de litige permanent avec l’Exécutif, n’a jamais été réglée.

Piégé par des groupuscules

Au-delà de ses bilans, le clan Ravalomanana fait fausse route s’il estime qu’il est encore légitime pour la capitale. Et encore, l’évolution de la situation politique de ces derniers jours a montré qu’Antananarivo n’est pas condamné à supporter la famille Ravalomanana. C’est d’ailleurs ce qu’ont révélé les résultats de la présidentielle et des législatives. Le parti Tim ne dispose plus d’assise politique important dans la capitale. Dans cette optique, les groupuscules qui scandent la candidature de Ravalomanana sont en train de le piéger. D’autant que sa défaite, qui semble de plus en plus certaine, signera la fin de sa carrière politique. A moins bien sûr qu’il se présentera à la « présidentielle » des fokontany. Pour une personnalité qui ne supporte pas d’être humiliée, cela lui sera fatale et pourrait confirmer les railleries des habitants de la capitale.

Plus encore, à la lecture des appels des groupuscules de ces derniers jours. Il semble que le fondateur du Tim n’a plus confiance en son propre parti. Ces derniers temps, en effet, les ténors de cette formation ne sont plus visibles à ses côtés. Une situation qui intrigue plus d’un. «Où est passé le Tim ou bien c’est le Tim qui n’est plus convaincu d’une éventuelle candidature de Rava­lo­manana dans la capitale?», se demande-t-on dans le microcosme politique. En tout cas, après Lalao Ravalomanana, il ap­parait que le Tim n’est plus capable de faire émerger de nouvelles têtes en dehors du clan Ravalomanana, à travers les Lalao, Sarah, Tojo ou encore Josoa Ravalomanana. Comme quoi, il s’agit d’un parti qui continue inexorablement son déclin.

Rakoto

 

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