Oops! It appears that you have disabled your Javascript. In order for you to see this page as it is meant to appear, we ask that you please re-enable your Javascript!
Flash
Préc Suiv

Chronique : plus on est de fous, plus on rit

Les grandes idéologies du siècle dernier devaient laisser la place à un retour du religieux. Le vingt-et-unième siècle devait être spirituel. Il est beaucoup mieux que cela. Notre siècle allie sans vergogne les croyances, les superstitions et le goût du profit dans un même élan qui se manifeste jusqu’ici, tout près de chez vous.

Tenez par exemple ce prospectus qui vous assure «neutraliser le VIH-Sida » après six mois d’une cure associant des produits naturels et une «psychothérapie biblique ». Il faut oser. Les «Missions d’Amitié » l’ont fait. C’est, d’après le prospectus, une organisation non gouvernementale qui a entre autres projets fantasques, celui de « construire une maison pour soins naturels».

Non contents de guérir les malades du Sida, les membres de cette extraordinaire ONG se proposent de soigner  «le cancer, la drépanocytose, etc. ». A la bonne heure ! Si vous souffrez de cette curieuse affection nommée « etc. », courez donc vous inscrire pour six mois de cure intensive. Vous aurez, au moins dans un premier temps, la satisfaction d‘avoir échappé au pire, que vous laisserez généreusement aux mécréants.

La suite sera sans doute plus douloureuse… pour votre porte-monnaie plus que pour votre corps…

Si les missionnaires, prodigieux modèles d’altruisme et d’abnégation, n’oublient pas de citer la Bible en exergue de leur prospectus – « Ce sont nos souffrances qu’IL (= Jésus-Christ) [les missionnaires ont jugé la précision utile] a portées… par ses meurtrissures…nous sommes guéris… », ils n’oublient pas de demander une modique contribution pour mener à bien à leurs bonnes œuvres.

On les comprend : charité bien ordonnée commence par soi-même. Dans la foulée, la Mission d’Amitié, qui connaît ses classiques, vous invite à trouver cinq autres pigeons, oups ! pardon, cinq autres cotisants parce que, c’est bien connu, «plus on est de fous, plus on rit ».

KembaRanavela

 

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas rendue publique