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Monopole abusif d’Air Austral : le transport aérien mis à mal

Monopole abusif d’Air Austral : le transport aérien mis à mal

Les tarifs exorbitants pratiqués par Air Austral portent préjudice aux usagers du transport aérien à Madagascar et dans certaines îles de l’océan Indien. Le monopole de la compagnie est continuellement pointé du doigt.  

Tollé général contre les tarifs affichés sur les vols Air Austral. A vrai dire, les dénonciations  con­tre le monopole de la com­pagnie sur certaines lignes aériennes dans la zone océan Indien, fusent de partout. Simples usagers, opérateurs économiques, membres d’as­sociations… beaucoup protestent aujourd’hui contre les coûts jugés abusifs  des billets d’avion. Des témoig­nages font notamment état de dépenses pouvant facilement s’envoler dans les 3.000 à 5.000 euros (selon la période) pour une famille de quatre personnes, empruntant un vol La Réunion-Mada­gascar.

Manifestations et pétition

On se rappelle de ces

ma­nifestations à Mayotte et à La Réunion en juin dernier où plusieurs personnes ont qualifié de «racket» et de «prise en otage» les prati­ques d’Air Austral, la seule compagnie à desservir le Mayotte depuis le départ de Corsair en février dernier.

Dans la même foulée, une pétition en ligne a été lancée. Les récriminations portent essentiellement sur le fait que le prix du billet d’avion pour un vol La Réu­nion-Mayotte ou La Réunion- Madagascar, c’est-à-dire un vol d’une durée de 1h 30, est beaucoup plus onéreux que celui d’un vol vers la France métropolitaine qui est à 10.000 km de Madagascar.

Les nombreuses victimes de cette situation tirent la sonnette d’alarme actuellement et réclament la fin de ce monopole, à travers une libre et saine concurrence qui permettra d’appliquer un tarif beaucoup plus raisonnable.

A Madagascar, ce monopole déteint aussi sur la compagnie nationale malgache Air Madagascar et sa filiale Tsaradia. Car les prix trop élevés pour certains vols domestiques opérés dans la Grande île,  mettent à mal le transport aérien au niveau national. Autant dire que la situation impacte négativement aussi bien le tourisme national que le tourisme en régions, et risque de porter préjudice à l’économie malgache, malgré tant d’efforts déployés durant des années pour promouvoir la destination Madagascar.

Attaques internes

Mais le préjudice mal­gache ne s’arrête pas là, puisque certains s’évertuent à attaquer la gestion des aéroports d’Ivato et de Fas­cène par le consortium Ravi­nala Airports.

En l’occurrence Nirina Andriamanerasoa, un action­naire du cabinet de conseil Mascareignes développement (tout comme des dirigeants d’Air Austral et Marc Bene­detti, ancien dirigeant d’Air France) utilise ses réseaux pour discréditer la gestion des deux aéroports par Ravinala Airports. Il est d’ailleurs le bras armé d’Air Austral chez Air Madagas­car et a été financé par l’ancien directeur général de la Cnaps il y a quelques années de cela, avec l’argent des retraites et donc de l’Etat. Ce qui explique les moyens qu’il avait, lui permettant probablement d’avoir des parts au sein de la com­pagnie nationale.

Nirina Andriamanerasoa s’obstine aujourd’hui à dé­fendre ses actions en utilisant tous les arguments possibles pour attaquer la société Ravinala Aiports, au détriment de l’intérêt du pays et de l’économie nationale.

Rakoto

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