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Chronique: Racket, prévarication, corruption et autre détournement 

On a tendance à englober toutes sortes de dérive : racket, prévarication, corruption et autre détournement  sous l’unique appellation «corruption». L’absence de nuance conduit nécessairement à ne faire grande différence entre des actes qui ont certes en partage un point commun, celui d’être condamnable. Le plus souvent faits et actes du genre intéressent des agents publics et de hauts responsables détenteurs d’autorité publique nationale ou territoriale. À l’inverse les affaires qui ornent les tableaux de chasse de la lutte contre la corruption s’enorgueillissent surtout de noms de particulier, Claudine Razaimamonjy, Mbola Rajaonah, et aux richesses tapageuses quelques gros gibiers de haut vol trempés dans des affaires de trafic de bois précieux. De par leurs initiatives suspectées d’être  à l’origine des combines, ces gens là sont des corrupteurs mais il ne saurait y avoir de corrupteurs sans complices compromis mouillés en même temps qu’eux, or ce n’est que récemment que l’on a arrêté des hauts gradés de la fonction publique sans davantage avoir inquiété les gros pourris protégés par leur statut qui ne les rend justiciables que devant une juridiction fonctionnant à l’allure d’une tortue qu’à la fois quelque peu tortueuse. Dans ces sphères on traite des affaires qui se chiffrent en milliards d’ariary, et on répartit les parts à minima de centaines de millions et plus si…

La lutte ne fait jamais mention de racket et ne parle que de corruption, or la population vit surtout la forme de détournement d’autorité qui la prend en otage. Pour ne citer en exemple que la quête silencieuse sur les routes dont sont victimes surtout les transporteurs, ou dans les bureaux administratifs l’obole à glisser pour jouir de ses droits à obtenir un papier, un coup de tampon, une signature. Souvent les formalités varient d’un endroit à un autre, le personnel administratif dispose de textes différents aussi légaux les uns que les autres : conditions favorables au règne de la bureaucratie et au racket. Pourtant si bonne que soit une loi, elle ne fait justice que si elle s’applique pareillement partout et pour tous.

Les règles devraient être les mêmes d’un bureau à l’autre pour traiter d’affaire identique. Ce n’est pas le cas. Alors qu’ailleurs pour avoir une transcription de la carte-mère à l’origine de l’établissement de la CNI, il n’est besoin de quelques heures et de présenter le document adressé par le district qui en formule la nécessité,  au 1er Arr. d’Antananarivo il est besoin de 4 jours et encore ! De plus pour pinailler les agents réclament (aux récalcitrants qui ne comprennent pas ce que se taire veut dire) une photocopie de la CNI alors que l’on vient chez eux justement pour avoir l’attestation concernant les informations réunies sur le moulage originel…Quelle photocopie quand on est là pour l’établissement d’un duplicata pour cause de perte.


Léo Raz          

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