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Madagascar il y a 100 ans

Le graphite de Madagascar (3)

 

(Suite et fin.)

Il faut pour celanous rendre enfin compte quenous possédons les plus beaux et les plus riches gisements du monde, exploitables intensivement et à bon marché, savoir aussi que nous avons là une fortune considérable qu’il ne faut pas laisser passer en des mains étrangères comme nous l’avons fait pour d’autres produits tirés de nos colonies. Il faut surtout que l’opinion publique conduise notre administration coloniale à prendre les mesures de protection nécessaires pour garder à cette richesse nationale son caractère et sa véritable destination.

G.S.

 

Tananarive port de mer

C’est la 2e fois qu’un de nos parlementaires commet cette erreur-là.Cette fois-ci, c’est au sénateur Debierre qu’elle échappe dans les Annales coloniales du 3 juin. Il dit ceci.

Madagascar est habitée par des négroïdes. On compte 39 000 bateaux dans les différents ports, les premiers étant Tamatave, Tananarive, etc.

Il faut d’abord remarquer que, sur les 39 000 bateaux, un bon nombre nous sont montés par cet ineffable sénateur.

Ensuite, on ne comprend pas comment font les bateaux pour escalader les 1 400 m d’altitude que Tananarive a au-dessus de la côte. Il y a bien des pirogues sur le lac d’Anosy, mais elles ne verront jamais la mer.

Cette marque d’ignorance de la géographie coloniale chez les parlementaires n’est pas un cas isolé. Nous en avons vu mettre la Martinique et la Réunion en Océanie l’une à côté de l’autre, un autre plaçait la Guyane en Afrique, etc.

Un jour, un ministre ayant mis la Martinique à côté de la Nouvelle-Calédonie se vit plus tard tourné en dérision par ses ennemis qui lui rappelèrent ce fait. Il répondit : « Vous me reprochez là un lapsus linguae qui m’a échappé, mais je connais ma géographie. Je sais bien que la Martinique se trouve en Afrique. »

Mais là où ils commettent le plus d’erreurs, c’estlorsqu’ils s’avisent de parler du caractère et des mœurs des races habitant les colonies. C’est alors qu’on entend des inexactitudes et des contre-sens.

Ces bons parlementaires ignorent jusqu’à la géographie de leurs colonies et ont encore la prétention de les réglementer.

Le Tamatave

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