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Loi sur l’opposition : le Sénat botte en touche

Loi sur l’opposition : le Sénat botte en touche

Comme il fallait s’y attendre, les sénateurs ont snobé la proposition de Loi sur l’opposition. L’adoption de ce texte attendra ainsi une autre session parlementaire.

Déjà adoptée par l’Assemblée nationale mercredi dernier, la proposition de Loi sur l’opposition devait être également passée au niveau du Sénat, hier. Mais après quelques heures de débats, les membres de la Chambre haute ont décidé de reporter la séance, à une date ultérieure. Le président du Sénat, Rivo Rakotovao, a évoqué la nécessité de bien étudier le texte avant de passer à l’adoption.

En d’autres termes, le Sénat a prolongé le délai accordé par le Gouvernement. Une sorte de blocage de la machine parlementaire que les observateurs craignaient dès le début de la session extraordinaire.

Les sénateurs d’Anosikely étaient parfaitement conscients que le délai de 12 jours, temps pour étudier puis adopter cette loi proposée par le député Razafitsiandraofa, est insuffisant. C’est d’ailleurs pour cette raison que la Chambre basse a dû ajuster son ordre du jour afin de respecter ce timing.

Mais au niveau du Sénat, c’est le contraire qui s’est produit. La Chambre haute joue avec la montre et a ajouté un nouvel programme à son ordre du jour, en consultant les « acteurs politiques ». Une journée toute entière qui aurait dû permettre aux membres de cette institution de pencher un peu plus sur les contenus de ce texte.

Avis divergents

Mais, les avis divergent au Sénat. En fait, certains sénateurs présents dans la salle d’Anosikely ont désapprouvé ce report. Beaucoup pensaient en effet que compte tenu du fonctionnement de la Chambre haute, l’adoption du texte sur l’opposition ne devait pas prendre du temps. Ils ont pris notamment l’exemple de la Loi de finances dont l’adoption n’a pris parfois que quelques heures aux sénateurs.

La session extraordinaire du Parlement ayant pris fin hier, la date de la nouvelle n’est pas encore déterminée. Il reste cependant plus d’un mois avant la première session ordinaire des deux chambres.

Si le gouvernement comptait accélérer le processus, il pourrait être ainsi contraint de prendre un nouveau décret convoquant les parlementaires à une autre session extraordinaire dans les jours qui viennent. Cela d’autant que le programme des deux parlements pourrait être surchargé durant la prochaine session ordinaire. Outre l’étude de la Loi de finances, quelques nouveaux textes devront en effet passer au Parlement durant la session d’octobre.

 

Tsilaviny Randriamanga

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