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Intérim des maires : Christian Ntsay saisit la HCC

Intérim des maires : Christian Ntsay saisit la HCC

Le Premier ministre Christian Ntsay a demandé l’avis de la Hcc sur l’éventuel remplacement des maires en fin de mandat par leur adjoint.

En attendant les communales du 27 novembre, la question relative à la gestion des communes, après la fin de mandat de leurs maires, est à l’étude. Si le remplacement des premiers magistrats par des présidents de délégation spéciale (PDS) est écarté, l’Exécutif envisage une autre option.

Ce serait dans cette optique que le Premier mi­nistre, Christian Ntsay, a saisi la Haute cour constitutionnelle (HCC). En fait, dans une demande d’avis déposée à Ambohidahy mar­­di, le chef du Gouverne­ment a appelé les juges constitutionnels à trancher. Le remplacement des maires par leur adjoint respectif est-il conforme à la Cons­ti­tu­tion ?

En d’autres termes, le Gouvernement compte con­fier l’intérim aux adjoints jus­qu’à la prise de fonction des nouveaux élus. Comme le mandat des maires actuels expire le 22 septembre, cette procédure entrera en vigu­eur à partir de cette date, au cas où Jean Eric Rakotiarisoa et son équipe donneraient un avis favorable.

Visiblement, le Gou­ver­ne­ment a pris cette décision dans l’objectif de respecter à la lettre le délai légal requis pour le mandat des maires. Le fait de les maintenir à leur poste jusqu’aux prochaines élections, pourrait en effet rallonger la durée de quatre ans prévue par la Cons­titution.

Prolongation de mandat

De plus, nombreux de ces maires, candidats à leur propre succession, pourraient profiter de leur maintien pour favoriser leur réélection. Une crainte déjà évoquée par les pressentis candidats aux communales. En nommant leurs adjoints comme intérimaires des élus communaux, l’Etat envisagerait ainsi de mettre tous les candidats sur le même pied d’égalité.

Cette décision risquerait toutefois de prolonger l’anarchie qui règne au niveau de quelques municipalités, pour ne citer que le cas de la Commune urbaine d’An­ta­na­narivo (Cua). L’adjoint au maire actuel est en effet issu du parti de la mairesse Lalao Ravalomanana (Tim). Et même si cette dernière sera remplacée, son équipe pourrait poursuivre la mauvaise gestion de la ville des Mille. Ce qui va également alourdir les tâches de celui ou celle qui sera à la tête d’Antananarivo, après les Communales.

Tsilaviny Randriamanga

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