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S’opposer à quoi ?

S’opposer à quoi ?

«Vous n’êtes pas crédibles ! » C’est ce qu’un ancien premier ministre, paix à son âme, avait lancé à l’endroit des opposants à une époque. A ce moment, au sommet de sa popularité, le régime de l’époque n’a laissé que des miettes à l’opposition. Cette dernière, malgré les  diverses manœuvres, n’a réussi à rameuter qu’une infime partie de l’opinion.

Et pour cause, ses ténors, en dépit de l’influence positive de quelques-uns, n’ont pas réussi à dévoiler des propositions alternatives et encore moins … On est à peu près dans la même situation aujourd’hui. Sauf que le président de la République de l’époque, ironie de l’histoire, se trouve de l’autre côté de la rive actuellement. La politique est ainsi faite.

Quoi qu’il en soit, des têtes pensantes de l’opposition se sont réunies récemment. Parlementaires ou pas, cette présence est indispensable pour la démocratie et la culture républicaine. Il est encore plus indispensable de savoir à quoi ils s’opposent exactement. A cause de leur défaite lors des dernières élections, législatives et présidentielle ? S’opposer seulement au président à cause d’une aversion personnelle ? Ou, existe-t-il une alternative idéologique pour servir de balise à l’Initiative pour l’émergence prônée par le chef de l’Etat ?

C’est à tout cela que les prétendus opposants doivent répondre. Il ne suffit pas de présenter un récépissé émanant du ministère de l’Intérieur, de faire le tour du monde en déclarant urbi et orbi qu’on est opposant ou encore d’avoir un éventuel poste à pourvoir, auprès de l’Assemblée nationale. Etre opposant, c’est avoir aussi une responsabilité auprès des citoyens.

Dans certains pays anglo-saxons, tels que la Nouvelle-Zélande, le Canada ou encore le Royaume-Uni, les députés du parti d'”Opposition parlementaire” forment ce qu’on appelle le cabinet fantôme  ou « shadow cabinet ». Et à ce titre,  chaque membre du cabinet fantôme est chargé de surveiller et critiquer l’action d’un ministre du gouvernement. Pour dire qu’être opposant, c’est d’abord se présenter en alternative et non pas critiquer à tout-va ou profiter juste de quelques lacunes ou autres maladresses du pouvoir en place pour avoir une place auprès des medias. C’est plus que cela.

J.P

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